vendredi 24 mars 2017

"Terroriste... toi !" d'Arthur Ténor


À douze ans, pour Timy et Marco c'est un jour de fête quand ils partent sur Paris faire du shopping dans les grands magasins accompagnés de Clara, la soeur de Marco. Les deux jeunes garçons sont fous de joie, s'amusent et en profitent autant qu'ils peuvent. Au même moment, plus loin dans Paris quatre hommes vérifient leur arsenal, ils s'apprêtent à commettre un attentat afin de délivrer un message de leur Dieu à tous ces mécréants qui se bousculent dans les magasins à la veille des fêtes. Leur destination ? Les grands magasins parisiens. Dans ce terrible moment d'horreur, nos deux groupes vont se croiser et vont être confrontés à une terrible vérité... 

C'est un livre que ma sœur a emprunté à la médiathèque récemment et au vu de ce qu'elle en avait dit, j'ai eu envie aussi de le lire. Je ne connaissais pas ce titre à l'origine, nous serions surement passer à côté de lui d'ailleurs, mais au final, je me dis que nous avons bien fait de nous attarder sur ce livre d'Arthur Ténor.

Que dire de ce livre ? Terroriste... toi ! est un livre dur, voilà le premier mot qui me vient à l'esprit pour le définir. À travers cette histoire, l'horreur est face à l'enfance, face à la joie de deux gamins innocents. Le lecteur est confronté aussi à ces terroristes, à leur préparation, à leurs pensées et leurs convictions. En seulement quelques pages, on plonge dans une terrible machination, un horrible attentat qui malheureusement fait écho à des événements passés.

La préparation, l'assaut, ses conséquences forment les trois parties de ce livre. L'assaut est bien entendu le moment le plus dur, celui qui nous prend aux tripes, nous donne une bouffée de chaleur, nous met les larmes aux yeux et nous retourne totalement. En une centaine de pages, le lecteur passe par une multitude d'émotions, de la colère à la tristesse, la joie devant Timy et Marco aussi, ou encore le désespoir presque.

On sent qu'Arthur Ténor ne veut pas donner de leçons, ne veut pas trouver de réponses au terrorisme (qui a d'ailleurs a des réponses à ces actes ?), mais semble plutôt essayer de comprendre comment on en arrive là. L'auteur livre avec Terroriste... toi ! un livre empli de réalisme, mais marqué aussi par un certain recul. Ce qui ressort de cette lecture s'est bien entendu le sujet délicat abordé ici, mais aussi les émotions. De la haine à l'amour, au pardon, avec des mots simples, nous sommes face à cela.

Terroriste... toi ! est un véritable roman coup de poing ! Il en faut du courage, après les épreuves passées l'an dernier pour oser ce lancer et écrire un tel livre. Derrière tout ça, Arthur Ténor à travers les différents extraits d'articles qui ponctuent le livre, mais aussi la genèse de son roman, aborde aussi la question de savoir comment agir avant qu'il ne soit trop tard...

Terroriste... toi ! est malheureusement un livre terriblement d'actualité. Roman court, en moins de 150 pages, il plonge totalement le lecteur dans une histoire saisissante, brute, choc même et marque les esprits longuement. 

Je ne peux que vous conseillez de lire ce livre, Terroriste... toi ! d'Arthur Ténor est disponible aux Éditions Oskar.

5 mots en bref pour décrire ce livre : 
actualité
saisissant
choc
brut
enfant.

"La vie selon Juan Salvador, palmipède d'Uruguay" de Tom Michell



Dans les années 1970, Tom Michell a vingt ans et vient d'être diplômé. Il décide alors de quitter l'Angleterre afin d'aller enseigner l'Anglais en Argentine, espérant y vivre des aventures et des périples en mobylette. Avant de s'y rendre, il fait une escapade en Uruguay et lors d'une ballade sur le front de mer, il est témoin d'une terrible catastrophe : des milliers de manchots sont morts échoués et ensevelis sous une couche de pétrole. Mais un de ces manchots semble vivant et sans réfléchir, Tom le sauve et l'emmène avec lui pour le nettoyer. Après lui avoir sauvé la vie, il tente alors de le relâcher à la mer, mais le manchot ne semble pas décider à le quitter, mais plutôt à le suivre. Finalement, Tom se résout à emmener le manchot avec lui en Argentine ! Un drôle de lien finit par se tisser entre eux et Juan Salvador, ainsi nommé le manchot, devient alors la mascotte du campus...

C'est un roman que je voulais lire depuis un moment à cause de ce titre si original, La vie selon Juan Salvador palmipède d'Uruguay, et lors d'une fouille minutieuse à ma médiathèque, j'ai pu mettre la main dessus !

C'est une histoire originale dans laquelle nous plongeons avec ce livre. La rencontre particulière entre un jeune homme qui part au bout du monde afin d'enseigner, mais aussi avec l'idée de vivre quelques aventures, et un manchot qui était au bord de l'agonie. Dès qu'ils se rencontrent d'ailleurs, on sourit des difficultés de Tom à tenter de se faire comprendre du manchot, ses coups de gueule d'ailleurs nous amusent même. Nous ne sommes pas étonnés que finalement celui-ci emmène son Juan Salvador avec lui, on ressent qu'une certaine connexion s'est établie entre eux. Mais en débutant notre lecture, on est loin de s'imaginer qu'entre eux deux finalement va se tisser un lien très fort qui marquera à jamais Tom.

"Comment un manchot pouvait-il apporter autant de réconfort et d’apaisement aux personnes qui croisaient son chemin ? Pourquoi tant d’individus montaient-ils sur cette terrasse et lui dévoilaient-ils leur âme comme s’ils se connaissaient depuis toujours ? Pourquoi le traitaient-ils comme un véritable ami, sur lequel on pouvait compter dans l’adversité ? Était-ce lié à la particularité de cette période de violence et de désespoir, aurait-ce été différent à une époque de paix et de prospérité ? Ces gens se confiaient plus volontiers à Juan Salvado qu’à leurs semblables. Peut-être, tout simplement, est-ce ainsi que vont les choses entre les hommes et les manchots."

Ce qui m'a marqué dans ce livre, c'est ce lien si fort qui unit Juan et Tom. Rapidement, le manchot prend une place importante dans la vie du jeune homme, mais aussi dans la vie de tous ceux qui croisent et notamment les jeunes élèves du campus. Un manchot comme "animal de compagnie ", c'est plutôt original, mais quand celui-ci devient un vrai confident et compagnon ça l'est encore plus ! On s'attache forcément à ce duo inédit, à ce petit palmipède qui semble très intelligent. En plus de ce lien, Tom Michell met aussi en avant le contexte historique de l'Argentine durant ces années 70. 

Tom Michell a travers son récit qui nous berce doucement, nous touche et nous fait sourire, nous narre en fait une très belle leçon d'amitié, mais aussi de vie. Que ce petit animal ait un si grand impact sur la vie de Tom, de Diego et de tellement d'autres est tellement fascinant. C'est un récit fluide, doux, agréable et presque poétique parfois qui montre aussi bien que les animaux ont une véritable intelligence et sensibilité, mais qui met aussi l'accent sur les catastrophes pétrolières et l'environnement qui se dégrade qui ont un terrible impact sur certaines espèces animalières.



J'ai aimé également que Juan Salvador nous accompagne tout au long de notre lecture de cette manière.












Je n'ai pas été déçue par cette lecture et ce fameux titre La vie selon Juan Salvador, palmipède d'Uruguay, j'ai bien fait de me laisser porter par ma curiosité, car Tom Michell livre ici un livre touchant, sensible, sous forme parfois de documentaire animalier et qui nous transporte aussi totalement dans les paysages argentins...

La vie selon Juan Salvador, palmipède d'Uruguay de Tom Michell est disponible aux Éditions Fleuve.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
rencontre
originalité
amitié
manchot
lien.

mardi 21 mars 2017

"Quand on s'y attend le moins" de Chiara Moscardelli


À trente-six ans Penelope n'a encore réalisé aucun de ses rêves. L'amour avec un grand A, l'aventure, les enfants, le prix Pulitzer elle en est loin malheureusement. Pour elle, c'est un quotidien qui se partage entre ses amis, son travail d'attachée de presse chez Pimpax le numéro un des serviettes hygiéniques et la rédaction de ses tests féminins sur le point G et autres sujets érotiques. Un soir, elle renverse Alberto, l'homme de ses rêves ! Mais la reine de la maladresse n'a de cesse de gaffer, même aux urgences. Alberto ressort de sa vie aussi vite qu'il en était entré. Mais quand un mois plus tard Riccardo Galanti rejoint Pimpax afin de sauver l'entreprise de la faillite, elle en est sure, il s'agit de son Alberto ! Penelope n'hésite pas une seule seconde et se lance dans une enquête pleine de péripéties afin de découvrir ce qui se cache derrière ce mystérieux personnage. Et puis après tout, c'est quand on s'y attend le moins que l'amour nous tombe dessus et que les rêves se réalisent...

C'est cette jolie couverture toute rose qui a attiré mon regard, comment y résister d'ailleurs ? J'ai été faible, je l'avoue et je ne pouvais pas passer à côté de Quand on s'y attend le moins après l'avoir vu. Je m'attendais à passer un bon moment de détente, un moment plaisant, mais je ne m'attendais pas à rire aux éclats si souvent !

Penelope a de nombreux rêves, mais aucun ne se réalise. Alors qu'elle approche de la quarantaine, et qu'elle ne sait toujours pas si le point G existe vraiment, elle doute surtout de finir par trouver le véritable amour. Même si sa grand-mère cartomancienne n'a de cesse de lui répéter qu'il arrive quand elle ne s'y attendra pas, elle finit par ne plus trop y croire. Penelope malgré son âge est typiquement le genre de personnage qu'on trouve dans ce genre de roman chick-lit : un peu naïve, rêveuse et ici très gaffeuse. Mais comme la vie n'est pas un long fleuve tranquille, ici, elle va devoir s'accrocher pour que l'homme de sa vie qui se cache derrière une identité étrange, se rende compte qu'elle est la femme de sa vie.

"Et puis tu l'as regardé de près ? Il est canon. Rien à voir avec Mr Scrooge, ce type, c'est Iron Man !"

Famille, humour, amitié, romance, et même enquête ponctuent ce roman de Chiara Moscardelli. En véritable roman chick-lit, Quand on s'y attend le moins offre certes une histoire d'amour, mais pas vraiment très commune. Penelope est mise à mal, se retrouve plongée dans une enquête digne d'un roman policier et devra faire en sorte que ses gaffes ne lui font pas courir de trop gros dangers. Sa famille, typiquement italienne, offre d'autres personnages hauts en couleur et qui même s'ils ne sont pas très présents, trouvent tout de même leur place au fil des pages et notamment sa fameuse grand-mère cartomancienne fumeuse de joints. C'est drôle, déjantée et même complètement loufoque à certains moments, mais l'humour constamment présent fait que ce livre est plaisant.

Chiara Moscardelli avec son écriture fraîche, dynamique et amusante nous livre ici une comédie romantique totalement folle. Alors oui il y a des clichés, oui l'histoire prend même une tournure qui est un peu tirée par les cheveux, mais pour moi qui ai passé un si bon moment de lecture tout cela est passé au second plan. J'en retiens surtout la comédie qu'est Quand on s'y attend le moins. Entre son héroïne naïve, mais aussi légèrement déjantée avouons-le, et des dialogues pimentés et surtout teintés de beaucoup d'humour, on ne voit pas le temps passer en le lisant.

"- Vous avez eu une attaque de tachycardie, et l'apnée régularise le rythme cardiaque. J'ai appris ça du docteur Carter. - Je ne le connais pas, mais j'aimerais beaucoup le remercier. - Urgences."

Quand on s'y attend le moins, c'est presque comme un film de comédie romantique finalement. L'histoire nous paraît un peu trop surréaliste pour être vraie, mais tous les ingrédients sont là pour que le spectateur, et ici le lecteur, en ressortent en souriant : des personnages hauts en couleur, de l'humour à chaque chapitre avec des dialogues qui font rire et des petits rebondissements qui permettent de garder un certain rythme du début à la fin. Si vous cherchez une romance qui fait sourire et fait briller les yeux, passez votre chemin ! En revanche, si vous voulez une comédie romantique légèrement loufoque dont vous ressortirez amusé après quelques éclats de rire,Quand on s'y attend le moins de Chiara Moscardelli c'est ça !

Si vous avez envie de passer un bon moment de détente et de vous changer totalement les idées, je ne peux que vous conseiller de vous procurer Quand on s'y attend le moins de Chiara Moscardelli disponible aux Éditions Belfond.

"Un jour, quelqu'un m'avait dit que l'itinéraire de la vie équivaut à l'escalade d'une montagne. On passe l'essentiel de son temps à mettre un pied devant l'autre, on tombe parfois, on se perd, on risque souvent de revenir en arrière. Puis, soudain, on réussit à trouver la bonne route et arrivé là, on respire profondément, on lève les yeux et on se rend compte de tout le chemin parcouru."

 5 mots en bref pour décrire ce livre :
chick-lit
légèreté
rires
fun
romance.

lundi 20 mars 2017

"La ferme du bout du monde" de Sarah Vaughan


La ferme des Cornouailles a abrité de nombreuses générations. Ses murs ont vu de multitudes histoires défilées parmi ses vieilles pierres, bercée par les vents et la mer se sont trois générations qui s'y sont succédés. En 1939, Alice et Will y trouvent refuge pour fuir la guerre. Ils s'attacheront rapidement à Maggie la fille du fermier avec qui ils grandiront durant plusieurs années, mais en 1943 leur destin bascule. En 2014, Lucy fuit la ville lorsque son mari la trompe, elle se réfugie dans la ferme familiale et surtout auprès de sa grand-mère Maggie. Elle s'y posera de nombreuses questions, se remettra en question, aidera les siens surtout et y découvrira un secret qui a été gardé depuis près de soixante-dix ans... 

C'est en tombant sur la couverture et ses couleurs pastel qui m'ont tout de suite plu que je me suis intéressée un peu plus à La ferme du bout du monde. Après avoir lu le résumé, il n'en fallait pas plus pour que je veuille vraiment lire ce roman de Sarah Vaughan et j'ai plus que bien fait.

Sarah Vaughan dès les premiers chapitres a réussi à m'emmener dans son histoire et surtout à me transporter aux Cornouailles. Les lieux, l'environnement, l'époque, tout est si parfaitement retranscrit que nous imaginons au plus près cette fameuse ferme et on entend presque les ressacs de la mer. L'auteure allie parfaitement le passé et le présent, le lecteur découvre une histoire marquée par l'Histoire, par la guerre et ses conséquences sur les familles. On jongle presque sans s'en rendre compte entre les années 1940 et l'année 2014, on est presque impatient de retourner en arrière lorsqu'on est dans le présent et inversement tellement cette histoire est riche.

La ferme du bout du monde offre une histoire de famille, de secrets, de trahisons, de perte. En ouvrant ce livre, je ne m'attendais pas à être autant transportée dans une histoire qui m'aura touché plus d'une fois. Will et Alice m'ont touché, tout comme Maggie ou encore Lucy. Le lien entre ses personnages se dessine peu à peu au fil des pages, s'intensifie surtout et nous le découvrons avec émotion. À de nombreuses reprises, j'ai eu les larmes aux yeux, aussi bien par cette histoire, mais aussi par l'écriture de l'auteure.

"On n'a que peu de secondes chances dans une vie et quand elles se présentent il faut savoir les saisir. Tu n'as pas envie de te dire, plus tard : "Ah si seulement..." Tu n'as pas envie d'être rongée par le regret."

Sarah Vaughan a une écriture douce, presque poétique à certains moments. Elle offre des passages emplis d'émotions, des instants partagés entre ses personnages qui sont tellement forts, je vous avouerais que j'ai refermé ce livre en larmes tellement je me suis attachée à toutes ces générations. L'auteure réussit au fil des chapitres, à nous passionner littéralement pour cette famille et pour ce qui se cache derrière les briques de cette si jolie ferme, nous n'avons presque pas envie de les quitter à vrai dire...

La ferme du bout du monde est un livre qui marque, qui touche et qui aborde des sujets sensibles. Est-il donc possible de tout réparer soixante-dix ans plus tard ? Peut-on tout révéler après tant d'années à sa famille et lever le voile sur un si lourd secret ? Sarah Vaugan livre tout cela à travers son roman, et je ne peux que vous conseillez vivement de retenir ce titre et de vous laisser porter par les embruns des Cornouailles... 

La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan sera disponible le 5 avril aux Editions Préludes.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
dépaysement
famille
secrets
Histoire
émotions.

samedi 18 mars 2017

Retour sur le salon "Polar Lens"


Le salon "Polar Lens" est devenu pour moi un rendez-vous incontournable chaque année ! À chaque édition, c'est l'occasion de découvrir de nouveaux auteurs, d'en retrouver certains et c'est l'assurance de toujours passer un bon moment. M'y rendant depuis 4/5 ans maintenant, ça aura été l'occasion d'y découvrir des auteurs encore méconnus qui sont aujourd'hui de véritables références dans le monde du thriller/polar comme Olivier Norek ou encore Claire Favan.

Cette année, l'affiche était encore plus alléchante que l'année précédente ! De grands noms étaient au rendez-vous pour le plaisir de leurs lecteurs venus en nombre, il fallait parfois être très patient pour rencontrer certains écrivains comme Franck Thilliez, Karine Giebel, Michel Bussi ou encore Sire Cédric et pour les autres savoir se faufiler entre les nombreuses files.

Je vous épargnerais la route avec ma sœur qui s'est ponctué de nombreux cris suite à un meurtre de canard en direct ou encore à l'esquive délicate d'un faisan qui avait l'intention de rebondir sur le pare-brise (j'avoue, je voulais quand même l'écrire juste pour rire une nouvelle fois ahaha). En habituées du salon, à l'ouverture le dimanche matin, nous étions présentes !

La file se forme déjà pour Franck Thilliez alors que l'auteur n'est pas encore arrivé (à chaque fois, je suis impressionnée, car chaque année, c'est la même chose) et nous décidons après avoir fait un rapide tour d'aller voir Johana Gustawsson. Nous l'avions déjà rencontrée aux Quais du Polar l'année dernière pour faire signer Block 46, cette fois-ci ma sœur s'empresse de prendre son petit nouveau Mör et comme toujours Johana est souriante et des plus gentille. Je me promets de lire rapidement ses deux livres, vous êtes témoins !

Johana Gustawsson

Avant d'aller voir mon cher Alexis Aubenque (ah vous ne saviez pas encore que j'adorais cet auteur ? Bon, c'est chose faîte alors !) je fais un détour du côté de Claire Favan pour discuter un peu avec elle de son dernier roman Dompteur d'Anges. C'est un plaisir à chaque fois de la voir, chaque année, elle est présente à ce salon donc chaque année, c'est un passage obligé, et je me dois de lui dire que son dernier livre est une pépite ! Bien entendu, la question d'un prochain se fait entendre et là... Ahhhh, mais comment pourrais-je patienter autant ?! Claire révèle qu'elle fait une petite pause et qu'il n'y aura pas de petit nouveau l'année prochaine, il faudra donc attendre au moins deux ans pour retrouver sa plume ! On se dira que c'est un mal pour un bien, parce qu'après une pause bien méritée, elle ne pourra que revenir en pleine forme et nous offrir une prochaine pépite (positivons !).

Claire Favan

Viens ensuite le tour d'aller voir.... Alexis Aubenque ! Alors Alexis Aubenque je l'avais rencontré à "Polar Lens" l'année dernière après avoir lu Tout le monde te haïra et ça été un gros gros coup de cœur pour son écriture, mais aussi pour la personne qu'il est ! L'année dernière, je l'avais également vu aux Quais du Polar, à Saint-Maur en Poche aussi et ça m'avait permis de pouvoir acquérir tous ses livres au fur et à mesure. Cette fois-ci, il était donc question d'Aurore de sang le petit dernier et ça été l'occasion d'une nouvelle longue discussion des plus sympathiques. Ce que j'apprécie avec Alexis, c'est qu'il est déjà très très sympathique, mais aussi très généreux et bavard, ça encore été l'occasion d'avoir plein plein de petites informations sur ce qui se prépare pour les mois, et mêmes années à venir, et même si je suis tenue au secret pour le moment (rassurez-vous, Alexis va vous dévoiler ça très vite !) je peux déjà vous dire que ça va tout déchirer !!! Surveillez sa page Facebook prochainement. Et au passage, encore un grand grand merci Alexis pour tous tes mots et tes révélations :)

Alexis Aubenque

On va ensuite patiemment faire la queue pour Karine Giebel, ma sœur étant une fervente lectrice de cette auteure, il était tout simplement impossible de passer à côté. Une nouvelle fois, l'auteure est très très sympathique. L'occasion de discuter avec elle et surtout surprise, elle se rappelle de ma sœur (alors que ne l'avions rencontré que deux fois et cela date de l'année dernière). Karine Giebel, c'est ce genre de personne où après avoir échangé quelques paroles avec elle, tu as juste envie de lire tous ses romans tellement elle est gentille (oui Lili un jour, je lirais les autres promis !).

Karine Giebel

Nous faisons ensuite le tour du salon pour découvrir d'autres auteurs, se laisser tenter par de nouveaux livres également et mon choix s'arrête sur Nils Barrellon. Alors je n'ai pas arrêté de me dire "mais cet auteur me dit quelque chose, je suis sûre de l'avoir déjà vu et lu", mais quand je vois sur sa table qu'il n'y a qu'un seul livre, je me dis que je dois être folle finalement... Je me laisse néanmoins tenter par son livre La lettre et le peigne, le résumé me plaît bien et en plus, Nils s'avère être très gentil et amusant (chuut promis, je ne dirais pas que vous êtes le fils de Franck Thilliez !). Autant vous le dire de suite, en rentrant le soir j'ai fouillé partout et j'ai trouvé ! J'ai lu La fille qui en savait trop et Le jeu de l'assassin qui sont sortis chez City Éditions, hé hé je savais bien que je connaissais cet auteur (et que non, je ne suis pas si folle que cela).

Nils Barrellon

En attendant que notre ami Damien réussisse à sortir de la file de Sire Cédric, nous filons faire un tour du côté de la Bourse aux livres qui se tient dans la salle d'à côté. L'occasion de fouiller dans des milliers de livres et de dénicher finalement quand même quelques bouquins : Un paquebot dans les arbres de Valentine Goby, Le cercle des femmes de Sophie Brocas et Avec ou sans escorte... de S. Black, S. Day et S. Walker. En ressortant, Damien sera toujours en train de patienter (quel succès fou ce Sire Cédric !) et on pourra quand même finalement filer déjeuner. Je vous épargnerais notre repas, mais je tiens à signaler qu'enfin Arnaud Codeville a sortis une blague drôle si si (c'est de bonne guerre copain !).

Les nouveaux qui s'ajoutent à la PAL

On y retournera l'après-midi exprès pour un auteur qui n'était pas présent le matin. Mais vous savez quoi ? Je décide de ne pas parler de celui-ci, n'ayant pas été très bien ""reçu"" je vous avouerais que cela m'a carrément refroidis et que je n'ai pas envie d'en parler. Ça arrive, mais dommage... Se sera l'occasion de revoir une copine, qui m'offre gentiment en plus le deuxième tome de La 5ème vague qu'elle a en double et aussi d'assister à une conférence.

C'est une conférence partagée entre Alexis Aubenque dont je vous ai parlé plus haut, et Nicolas Beuglet auteur du Cri. Conférence d'une demi-heure qui permet d'en savoir plus sur leur dernier roman, mais aussi d'en apprendre plus sur leurs méthodes de travail. Les deux auteurs ont deux méthodes totalement différentes, alors que Nicolas Beuglet est plutôt à faire des fiches détaillées de ses personnages, de ce qui doit se dérouler, Alexis Aubenque lui a un point de départ, un point d'arrivée et comme il connaît parfaitement bien ses personnages, il les laisse "vivre" un peu à leur guise durant l'écriture. Il a été très intéressant d'avoir ce comparatif entre ces deux auteurs. Cette conférence signe la fin de notre journée à "Polar Lens" qui fut une nouvelle fois une grande réussite !

Conférence de Nicolas Beuglet et Alexis Aubenque

En bref, "Polar Lens" est un salon convivial qui permet de passer un bon moment aussi bien avec les auteurs qui sont tous très accessibles, mais aussi avec toutes les animations qui sont mises en place aussi à côté ! Je ne peux que vous conseiller de noter le nom de ce salon et de vous y rendre l'année prochaine, vous passerez un très bon moment à coup sûr !

Je vous partage encore quelques photos :

Claire Favan

Des livres des liiivres

Karine Giebel

Alexis Aubenque et Nicolas Beuglet en conférence

Nicolas Beuglet

LaDoryquilit avec Alexis Aubenque :)

vendredi 17 mars 2017

"The Vanishing Girl" de Laura Thalassa


Ember Pierce a un don, chaque nuit elle se téléporte. Elle ne sait en général ni ou elle va ni pourquoi, mais pendant 10 minutes, elle se retrouve dans des lieux parfois inconnus avant de retrouver son lit. C'est un secret bien gardé pour elle, jusqu'au jour où quelqu'un semble être au courant. À ses dix-huit ans, la vérité éclate quand un garçon de son âge, Caden la kidnappe pour la livrer au gouvernement. Elle découvre alors qu'elle n'est pas la seule à être comme ça et que cette faculté a été crée de toute pièce pour en faire des agents infiltrés entre autres, pour le gouvernement. Ember découvre tout cela et est bien décidée à retrouver sa liberté avec ou sans Caden... 

J'ai choisi ce livre uniquement à sa couverture, pari parfois risqué, mais derrière ce titre de The Vanishing Girl, je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre. Je me suis aperçue ensuite qu'il y avait ce fameux petit "tome 1" indiqué là discrètement et arrrrg concrètement les sagas ou trilogies, je les aime que quand j'ai la possibilité de tous les lire parce que la patiente me fait défaut. Alors ici, concrètement, je vous le dis déjà, je suis déjà très impatiente de pouvoir découvrir la suite !

On rencontre donc Ember qui à première vue à tout d'une adolescente "normale", mais elle a une grosse différence qui est ce fameux don pour se téléporter la nuit. Chaque nuit durant dix minutes, elle se retrouve donc hors de sa chambre, ce don s'est développé lorsqu'elle a commencé son adolescence et le garde précieusement secret. Mais ce secret n'en est pas vraiment un puisqu'on découvre avec la jeune fille, que tout a été crée par le gouvernement. Dès les premières pages, le lecteur est accroché par cette originalité qu'à Ember et ne sera pas au bout de ses surprises.

The Vanishing Girl me fait un peu penser aux livres tels que Hunger Games, qui mêlent expériences, science-fiction, actions et qui mettent surtout en avant des adolescents/jeunes adultes. En bon premier tome, ce livre pose l'intrigue, l'environnement et nous fait découvrir Ember et Caden sans en révéler trop sur ce dernier tout de même. Ce don qui leur a été apporté génétiquement, prend tout son sens au fil des explications apportées par l'auteure au fil des pages et s'avère être une idée originale et surtout très bien menée. Mais ce don, ce secret gouvernemental, va aussi mener Ember et Caden à se connaître de plus en plus et surtout à s'apprécier aussi...

Dès les premières pages, Laura Thalassa réussit à intriguer le lecteur et elle distillera du suspens de pages en pages l'incitant à vouloir poursuivre sa lecture encore et toujours pour connaître la suite. Laura Thalassa a une écriture juste, vive et maîtrise parfaitement son histoire dès le début. L'auteure dévoile peu à peu son histoire sans jamais en dévoiler trop, laissant toujours quelque peu le lecteur sur sa faim, mais pour toujours le surprendre. Se lisant très rapidement, on le dévore en seulement quelques heures et quand arrive à la fin... on se dit qu'il faut être particulièrement sadique pour terminer sur cette note avant de pouvoir connaître la suite de l'histoire d'Ember.

En bref, The Vanishing Girl mêle actions, expériences, secrets d'État ou encore corruption, mais se trouve aussi adoucit par une romance qui naît au fil des pages et par cette quête de liberté. Autant de thèmes qui se mêlent dans l'intrigue sans jamais en faire trop. Le duo formé par Ember et Caden est rapidement attachant, le suspens permet au livre de garder un bon rythme et surtout en le terminant, nous n'avons qu'une hâte : savoir la suite ! 

The Vanishing Girl de Laura Thalassa sera disponible chez Amazon Crossing dès le 21 mars !

5 mots en bref pour décrire ce livre :
surprenant
don
machination
gouvernement
liberté.

"Seules les bêtes" de Colin Niel


À la disparition d'une femme, c'est tout le causse qui est ébranlé, d'autant plus que sa voiture est retrouvée au départ d'un sentier de randonnée. Dans ce coin, seules quelques fermes isolées subsistent encore avec leurs habitants esseulés. Les gendarmes n'ont rapidement aucune piste, l'hiver sévit et elle n'est toujours pas retrouvée. Cette disparition va toucher plus d'une personne qui vont se retrouver lié à celle-ci sans parfois en avoir conscience. Chacun va prendre la parole, va se livrer au fil des pages et sur certains secrets bien gardés. Personne ne se doute de ce qui se cache derrière cette disparition et que le point de départ de celle-ci se trouve à des milliers de kilomètres...

J'avais eu l'occasion de croiser Colin Niel sur plusieurs salons et c'est grâce à une Opération Masse Critique de Babelio que j'ai pu découvrir son écriture à travers Seules les bêtes.

Difficile de parler de l'intrigue, de cette disparition et des répercussions par peur d'en dire trop. Il va vous falloir découvrir cela plus en détails par vous-même.

Seules les bêtes, c'est l'histoire d'une disparition, mais c'est surtout l'histoire de plusieurs personnages. D'Alice, de Joseph, de Maribé, de Michel ou encore d'Armand. Des personnages qui se retrouvent tous mêlés à cette fameuse disparition, sans vraiment le savoir, sans vraiment avoir de lien à première vue entre eux. Ils sont tous liés, ne le savent pas, ne se doutent pas que ce qu'ils peuvent faire ou dire va engendrer. C'est l'histoire de plusieurs vies, de plusieurs solitudes qui se croisent. 

"Parce qu'à force d'être tout seul, t'as appris à te connaître. Tu sais que si ici, au milieu du Causse et de tes animaux, tu te sens pas bien, ça veut dire que dedans, ça sera encore pire. Et alors, tes brebis, tu te mets à les détester comme c'est pas permis. Tu sais qu'elles y sont pour rien, que c'est toi qui les élèves et pas l'inverse, ça change rien. Tu les détestes parce que t'as personne d'autre à détester."

Un roman peut sembler prévisible aux premiers abords, mais peut aussi être très bon ! Il semble prévisible avec Alice et Joseph, le lecteur vient à imaginer les événements (oui parce qu'un livre, c'est aussi faire jouer l'imagination du lecteur et l'inviter à se faire sa propre histoire avant le dénouement !) et se retrouve alors d'autant plus surpris par la tournure que prend ensuite l'histoire. Qui aurait pu imaginer cela comme point de départ ? Sincèrement, je réponds personne ! Je ne me saurais jamais douté un seul instant que tout partait de ce genre de situation. 

Avec Seules les bêtes, Colin Niel offre un polar noir et déroutant. Il nous plonge dans l'environnement de ses personnages grâce à des paysages particuliers qu'il réussit parfaitement à nous retranscrire, nous plonge au cœur des vies des divers protagonistes en offrant à chaque fois un langage et un vocabulaire propre à chacun (je crois que c'est ce que j'ai préféré !) et ponctue son histoire de rebondissements des plus surprenants pour en faire une intrigue réussie.

Seules les bêtes est un roman saisissant, surprenant, presque poignant. Dans ce livre, à travers ses personnages, Colin Niel met en avant la solitude des hommes, la capacité que certains ont à tout faire pour être aimés ou se sentir aimé. C'est noir, brut et maîtrisé du début à la fin. On aurait pu frôler le coup de cœur presque... 

C'est au final une jolie découverte, une belle surprise, et après avoir lu celui-ci, peut-être, me laisserais-je tenter un jour par la lecture de ses autres romans...

En attendant, Seules les bêtes de Colin Niel est disponible aux Editions Le Rouergue Noir.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
rural
disparition
vengeance
suspens
surprise.