vendredi 21 juillet 2017

"On met longtemps à devenir jeune" de Christine Jusanx


À tout juste 59 ans, Jeanne débute sa vie de retraitée. Elle décide alors d'enfin réaliser son rêve, vivre près de la Tour Eiffel et pour cela, elle poste une petite annonce afin de partager l'appartement de ses rêves avec un jeune étudiant étranger si possible. Vive et pétillante, Jeanne se lance alors dans l'aventure de la colocation et une nouvelle vie pour s'autoriser enfin de nouvelles expériences...

Après les nombreuses très belles lectures faites ces derniers mois avec des romans de chez Michel Lafon, en découvrant ce titre et cette couverture je n'ai pas hésité une seule seconde à vouloir me plonger dans On met longtemps à devenir jeune de Christine Jusanx.

C'est donc Jeanne, l'héroïne de ce roman ! À tout juste 59 ans, cette jeune retraitée veut profiter pleinement de sa vie et de ce qu'elle n'a pas encore accompli jusque-là. Son projet le plus fou est donc de vivre à côté de la Tour Eiffel, sans hésiter vraiment elle se lance alors à la recherche de l'appartement idéal pour le partager en colocation. Cette colocation va être pour elle l'occasion d'y cohabiter avec un jeune étudiant brésilien, puis un jeune papa divorcé. L'expérience de Jeanne va être utile plus d'une fois à ces hommes, tout comme eux le seront pour elle. Cette nouvelle vie, c'est un rêve qui se réalise et qui réserve bien des surprises.

Jeanne, cette très chère Jeanne que nous accompagnons au fil des pages. Pétillante, profitant de la vie et pleine de ressources, on s'attache forcément à elle. Au fil des rencontres et des jours, son quotidien est secoué, mis à mal parfois, mais elle se relève toujours.

On met longtemps à devenir jeune, n'est pas vraiment le roman finalement auquel je m'attendais. Moi qui imaginais une aventure folle après la lecture du résumé, ce ne fut pas le cas. Ce livre, c'est une ode à la sagesse de l'âge, une ode au temps qui passe et à ce temps de la retraite redouté pour certains et salutaire pour d'autres. Avec cette part de vie de Jeanne, ses rencontres, c'est un roman tout doux, mais sans réelle surprise.

"Mais qu'est-ce que vieillir ? Est-ce vraiment devenir sage ? N'est-ce pas plutôt simplement pouvoir enfin relativiser toute chose ? En ayant appris à tirer les enseignements du passé. En ayant envie de transmettre ces leçons que l'existence vous a données et de partager le meilleur."
L'écriture de Christine Jusanx est agréable, douce et découle naturellement au fil des pages. L'auteure livre une histoire qui fait sourire, qui reflète parfaitement la vie et ses surprises. Point de grand suspens au fil des pages en revanche, tout y est tellement écrit (les moindres détails, les actes qui s'enchaînent) que cela laisse peu de place au lecteur pour finalement s'imaginer l'histoire une fois la lecture commencée. On sait où tout cela va nous mener, chaque chapitre s'emboîte avec le précédent avec simplicité.

On met longtemps à devenir jeune est un livre frais, sympathique avec un personnage principal qui change un peu de ce que nous pouvons lire habituellement. Une femme d'âge mûr qui, a 59 ans, décide de bouleverser son quotidien en réalisant ce vieux rêve, preuve qu'il n'y a pas d'âge pour profiter pleinement de sa vie ! Christine Jusanx propose une histoire qui se lit facilement et qui devrait plaire à tout type de lecteurs, jeunes ou moins jeunes.

On met longtemps à devenir jeune de Christine Jusanx est disponible aux Éditions Michel Lafon !

Merci à NetGalley & Michel Lafon.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
Paris
maturité
femme
rencontres
vie.

jeudi 20 juillet 2017

"Les gens heureux lisent et boivent du café" d'Agnès Martin-Lugand


Lors d'un terrible accident de voiture, Diane perd son mari et sa fille. Tout se fige alors dans sa vie, plus rien ne semble avoir de sens pour elle. Elle s'enferme dans ses souvenirs, dans ce passé si heureux qui s'est brusquement arrêté et ne sort plus de chez elle. Mais maintenant pour Diane, il serait temps de se reconstruire. Elle fuit alors son entourage et s'exile seule en Irlande au bord de la mère afin d'essayer de retrouver un semblant de goût à la vie.

J'avais déjà lu un roman d'Agnès Martin-Lugand il y a quelque temps, il s'agissait d'Entre mes mains le bonheur se faufile que j'avais beaucoup apprécie, et Les gens heureux lisent et boivent du café attendait depuis longtemps dans ma PAL. J'ai alors décidé de le sortir après quelques hésitations et je me suis plongée dedans.

"Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux."

En rencontrant Diane, nous rencontrons une femme bouleversée après ce terrible drame et qui n'arrive pas à s'en remettre. Nous comprenons sa douleur, ce besoin de rester chez elle là où elle était le plus proche de son mari et sa fille, mais nous comprenons tout autant le besoin de Félix, son meilleur ami, de la revoir prendre pied. C'est ce qui la pousse à partir loin de tout et de tous en Irlande, pour essayer de retrouver un sens à sa vie, essayer de remonter la pente et d'aller de l'avant. C'est un véritable combat que mène Diane et auquel nous assistons.

"Je m'habillais en Diane, un jean, un débardeur et un pull près du corps. J'eus le sentiment d'étouffer. Je me débattais pour retirer le pull et attrapai le sweat à capuche de Colin, je l'enfilai et respirai de nouveau. je le portais déjà avant sa mort, je m'en accordais encore le droit."

Les premières pages sont déchirantes, elles nous plongent dans le drame qu'a vécu Diane, dans ce qu'est devenu sa vie et forcément, nous nous attachons à elle. Comment survivre après un tel drame ? Comment avancer ? On se pose la question bon nombre de fois, encore plus avec cette histoire. Mais plus nous avançons dans l'histoire, dans cet épisode en Irlande, plus le roman prend une toute autre tournure à laquelle je ne m'attendais pas tellement. En fait, après avoir lu tellement de très bons avis sur ce livre, je m'attendais surement un peu à autre chose. Autant le début est touchant, et même terriblement bouleversant, mais autant la suite, j'aurais apprécié y retrouver tout autant de profondeur et d'émotions.

Alors certes le sujet est délicat et sensible, certes Diane a une histoire douloureuse, mais il me manquait un petit quelque chose pour que je sois totalement emmenée dans cette histoire. J'ai apprécié les rencontres qu'elle fait en Irlande, ces instants où elle jongle entre gros moments de désespoir et instants de lumière, ce que lui apporte même Edward, mais plus de choses méritaient d'être approfondies à mon goût.

"Il faut d'abord que je me reconstruise,que je sois forte, que j'aille bien, que je n'ai plus besoin d'aide. Après çà, seulement, je pourrai encore aimer."

L'écriture d'Agnès Martin-Lugand est cependant agréable, simple et a une certaine sensibilité. Elle fait de Diane un personnage auquel on s'attache, qu'on a envie d'aider même. Mais je n'ai pas autant apprécié ce livre que Entre mes mains le bonheur se faufile, certainement du au fait que j'ai tellement entendu parler de ce livre en des mots si dithyrambiques. Roman relativement court, moins de deux cent pages, Les gens heureux lisent et boivent du café se lit facilement et rapidement, mais je crains qu'il fasse partie de ces livres que j'oublierais certainement au fil du temps...

Néanmoins, je vous invite vraiment à faire votre propre avis sur ce livre ! Certains adorent Les gens heureux lisent et boivent du café, tout autant que d'autres l'ont presque détesté. Pour ma part, ce fut une lecture en demi-teinte, mais ayant d'autres romans d'Agnès Martin-Lugan je n'hésiterais pas tout de même à lire de nouveau cette auteure pour découvrir ce qu'elle réserve d'autre..

Les gens heureux lisent et boivent du café d'Agnès Martin-Lugand est disponible aux Éditions Pocket.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
perte
deuil
lutte
quotidien
reconstruction.

mercredi 19 juillet 2017

"Sous l'aile du concombre" d'Henri Girard


Hubert est un célibataire endurci. Ce quadragénaire consultant en ressources humaines plaît pourtant à beaucoup de femmes, mais il ne s'attache à aucune d'elles. Hubert ne sait pas dire, je t'aime, ne sait pas montrer ses sentiments, peut-être est-ce dû au fait que l'exemple de ses parents ne lui donne pas envie de se lancer. Hubert est vraiment ce qu'on appelle, un bancal du sentiment.

Sous l'aile du concombre, quel drôle de titre n'est-ce pas ? Et que pouvait donc se cacher derrière ce titre d'Henri Girard ? Et bien une histoire touchante qui fait réfléchir sur cette simple petite phrase qu'est "Je t'aime".

Hubert est en fait un "vieux garçon", un homme qui semble être un célibataire endurci, mais quand on gratte un peu sa carapace, on découvre finalement presque un mal-être, et surtout un véritable blocage avec ce qu'on appelle l'amour. En grattant un peu plus et au fil des pages, on en découvre l'origine, on comprend mieux ce personnage haut en couleur auquel on s'attache.

Sous l'aile du concombre, c'est l'histoire de l'amour, pas une histoire d'amour non, l'histoire de quelqu'un qui ne sait pas dire, je t'aime, qui ne sait pas exprimer ses sentiments et qui pourtant en cache beaucoup au fond de lui. Hubert nous fait sourire, nous émeut aussi et fait qu'on se pose également quelques questions. En plus de l'amour, sont abordés les liens familiaux qui sont parfois des plus complexes, l'amitié qui se cache parfois dans des personnes à qui on ne pense pas vraiment ou encore des non-dits qui sont parfois blessants et empoisonnent l'existence.

Henri Girard à travers son roman allie poésie, humour et tendresse. L'auteur joue avec les mots pour parler des petits ou grands maux du quotidien et de l'amour. Il cache dans les pages de son roman une histoire plus profonde qu'elle n'en a l'air, plus tendre qu'on le pense et qui finit par nous toucher (les dernières phrases m'ont personnellement très émue).

Sous l'aile du concombre saura vous faire apprécier les petites attentions qui cachent parfois beaucoup plus de choses qu'un "Je t'aime" et vous plongera dans une histoire qui vous touchera plus que vous ne pouviez l'imaginer. Et le concombre dans l'histoire ? Et bien le concombre est bienveillant, mais je vous laisse le découvrir pour l'apprécier pleinement...

Sous l'aile du concombre d'Henri Girard est disponible à L'Atelier Mosésu.

Merci à Cécile et à L'Atelier Mosésu.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
célibat
famille
sentiments
vie
profondeur.

mardi 18 juillet 2017

"Les délices d'Eve" d'Emilie Collins


Eve est une vraie passionnée de pâtisserie. Étudiant dans une prestigieuse école de Paris, elle ne rêve que de faire carrière dans une des prestigieuses enseignes de la capitale. Lorsqu'un soir, elle rencontre le charmant Zacharie Beauregard, elle passe une nuit passionnée avec celui-ci. Mais au retour le lundi, qu'elle n'est pas sa surprise en découvrant que non seulement Zacharie est un célèbre talent de la patisserie, mais qu'en plus il est son nouveau professeur. La jeune femme doit alors essayer de doser les choses entre sa carrière et ses sentiments pour essayer de mener les deux à bien. Mais est-ce vraiment possible ?

Une jolie couverture et une romance de la Collection &moi, il n'en fallait pas plus pour que Les délices d'Eve d'Emilie Collins attire mon attention.

Nous faisons donc la rencontre d'Eve, une jeune femme passionnante et passionnée. Elle vit dans la capitale avec son frère et si elle est passionnée de pâtisserie, lui l'est de cuisine. Ils partagent leur quotidien, sont très proches et ont tous les deux le même objectif. Alors quand Zacharie fait irruption dans la vie d'Eve, c'est tout son quotidien qui est bousculé. Entre ses collègues qui finissent par lui mener la vie dure et Zacharie qui semble ne pas vraiment savoir ce qu'il veut, Eve est prise entre deux feux et la jeune femme risque de se brûler les ailes.

C'est une romance placée sous le signe de la pâtisserie, qui est douce et sucrée et qui nous offre une très jolie histoire à consommer sans hésiter. La passion y est présente à chaque page, aussi bien la passion pour la pâtisserie dont nous nous délectons avec gourmandise, que la passion amoureuse qui nous fait légèrement rêvasser et Emilie Collins réussit à allier les deux. On s'attache à Eve et Zacharie, plus à Eve tout de même et à sa ténacité à se battre contre les autres pour réussir, on apprécie le fait qu'ils donnent tout pour leur passion. Mais ce n'est pas une histoire d'amour où tout semble pouvoir se dérouler sans accroc, Les délices d'Eve, ce sont aussi des quiproquos qui s'enchaînent.

Emilie Collins avec une écriture douce, légère et teintée de gourmandise. L'auteure réussit à offrir des pages pleines de sentiments, de passions et de sensualité. Les délices d'Eve se déguste alors en souriant, nous faisant passer un très bon moment. Entre Eve et Zacharie ça pourrait être l'histoire parfaite d'un coup de foudre, ça pourrait. On tourne les pages de ce roman avec délice, comme si un doux parfum sucré s'y échapper. Le fait de mettre autant en avant la passion pour la pâtisserie est un point que j'ai trouvé très original et que j'ai beaucoup apprécié, Emilie Collins d'ailleurs l'associe parfaitement à la passion amoureuse et on s'en délecte réellement.

Les délices d'Eve est une romance douce, qui fait sourire et qui offre un joli moment de lecture. Le livre est idéal pour passer quelques heures de lecture sans prise de tête, pour se laisser porter par une gourmandise qui réveille nos papilles et pour accompagner Eve dans son quotidien. Même si certains petits points ont été prévisibles pour moi, cela n'a rien gâché de ma lecture. Envie d'une douceur sucrée ? De déguster un roman comme on déguste une petite douceur qui laisse du sucre au coin des lèvres ? Alors le roman Les délices d'Eve d'Emilie Collins est idéal pour cela...

Les délices d'Eve d'Emilie Collins est disponible dans la Collection &moi.

Merci à la Collection &moi.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
rencontre
coup de foudre
distance
pâtisserie
surprise.

lundi 17 juillet 2017

"Dix minutes par jour" de Chiara Camberale


Alors qu'elle a tout d'une vie parfaite, le quotidien de Chiara s'écroule quand son mari la quitte, qu'elle perd sa chronique dans un journal local et que toutes ses certitudes volent en éclats. Un an après sa rupture, elle n'arrive toujours pas à remonter la pente. Sa psy lui propose alors un jeu, chaque jour durant un mois, elle va devoir faire quelque chose de complètement nouveau durant dix minutes. Quelque chose de fou ou d'anodin, peu importe, il faut que ce soit nouveau. Chiara consigne alors cette expérience dans un journal et entourée de ses amis, elle tente quelques expériences...

Encore un livre que je sors de ma PAL et que ma sœur m'avait offert il y a de cela quelques mois (ma sœur est une des fournisseuses officielles de ma PAL). Un roman qui, au vu de sa quatrième de couverture, s'annonçait frais et divertissant et ce fut le cas.

Pour Chiara tout s'est donc effondrer après sa rupture et la perte de sa chronique qu'elle chérissait tant. Difficile pour la jeune femme de s'en remettre et on s'en rend rapidement compte. Ce défi de réaliser chaque jour et durant dix minutes quelque chose de nouveau va rapidement devenir un petit défi pour elle, cela commencera par un vernis rose fuchsia et passera par tester une recette, apprendre à conduire ou encore écouter vraiment sa mère. Ce sont bien souvent des petits actes anodins, mais qui vont prendre tout leur sens et qui vont permettre à Chiara d'ouvrir les yeux que nous suivons alors à chaque chapitre, jour après jour.

"Je n’avais rien à perdre : c’était bien là mon problème.
Du coup, c’était l’occasion ou jamais d’essayer.
De commencer le jeu des dix minutes."

L'idée est simple et originale et on se prend rapidement au jeu. On sourit quand Chiara cherche de nouvelles idées, quand elle accomplit ces fameuses dix minutes et surtout quand elle finit par les accomplir en prenant vraiment beaucoup de plaisir. C'est une façon d'aller de l'avant, d'arrêter de se morfondre sur elle et son ancien Mari. On sent que c'est difficile pour elle, on a même envie parfois de la secouer un bon coup quand elle n'a de cesse de geindre sur son sort, mais petit à petit, ce qui n'était qu'un jeu porte ses fruits.

Dix minutes par jour, montre que parfois, ce sont les petits actes, les petites choses et seulement quelques minutes qui peuvent influencer sur nos vies ou notre quotidien. Dix petites minutes, qui semblent ne pas être grand chose, et qui pourtant se révèlent être une part de temps importante. Avec Chiara au fil des jours, tout prend un sens, sa solitude n'en est pas vraiment une quand elle est entourée d'amis qui lui sont chers ou quand sa rue ne lui est pas aussi inconnue que cela quand elle se rend compte qu'elle savait bien qu'il y avait une poissonnerie au coin de la rue.

Chiara Camberale avec son écriture dynamique, rafraîchissante et efficace nous entraîne rapidement dans son histoire. Alors ce ne sont pas les défis fous qu'on peut imaginer, non, ce sont des petites choses anodines du quotidien que nous pouvons tous faire et cela rend le livre tout aussi appréciable. Le lecteur s'imagine alors réaliser le même défi (et pourquoi pas d'abord ?!) et sourit en comprenant que les petites choses sont celles qu'on apprécie le plus au final. Tout est matière à réflexions.

Dix minutes par jour montre que le bonheur, la joie de vivre, la confiance en soi, le renouveau même sont à portée de main pour tous. Il suffit juste de s'accorder le temps de le découvrir au quotidien et de saisir les opportunités que nous offrent la vie, il suffit juste aussi d'oser parfois. Dix minutes par jour est un petit livre qui se lit rapidement, mais qui offre pour quelques heures une histoire tout à fait plaisante qui nous donne aussi envie de s'essayer au quotidien et pour quelques minutes à quelque chose de nouveau... N'hésitez pas à découvrir ce roman ! Il aura parfaitement la place dans votre valise pour cet été.

Dix minutes par jour de Chiara Camberale est disponible aux Éditions Pocket.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
thérapie
temps
défi
nouveautés
(aller de l') avant.


C'est lundi ! Je lis ça, et vous ?


Pour bien débuter cette nouvelle semaine, le lundi est l'occasion de faire le point sur ses lectures ! Alors rien de bien compliqué, le principe est simple, on parle de sa lecture passée, de sa lecture en cours et de sa lecture à venir.

Je vous dis ce que je lis, et vous faites de même, ok ? :)

J'ai terminé
La dernière lettre de son amant de Jojo Moyes

Je suis en train de lire
Forbidden de Tabitha Suzuma

Je lirai ensuite
Un livre de la rentrée littéraire 

samedi 15 juillet 2017

"Les jours areuh" de François d'Epenoux


Trois heures du matin, c'est l'heure du biberon pour Oscar âgé de seulement quelques semaines, c'est le moment d'un tête-à-tête entre un père de 50 ans et son jeune nourrisson. Le temps de plusieurs dizaines de minutes, le temps pour ce petit homme de téter tantôt goulument et tantôt avec douceur son lait, l'homme va en profiter pour échanger un instant empli de silence où pourtant les mots résonnent au fil de ses pensées. Un instant de bonheur, de partage dans lequel se mêle souvenirs de cette attente durant neuf mois, de sa vie d'avant Oscar, mais aussi instantanés imaginés d'un futur.

C'est un titre qui avait retenu mon attention depuis un petit moment et que je n'ai pas résisté à acheter. Un livre très court, très fin, mais qui promettait une lecture douce pour quelques heures et ce fut le cas à la lecture de ces Jours Areuh de François d'Epenoux.

L'histoire de ce roman se déroule sur une heure, une heure durant laquelle un père donne le biberon à son nourrisson. De minutes en minutes, l'homme plonge dans ses pensées et dans ses souvenirs avec son petit Oscar. Le temps de cet échange doux et tendre, se sera un retour sur sa vie d'antan, sur l'attente de ce petit Oscar et sur l'arrivée de celui-ci qui fut complexe, Oscar étant un petit miraculé réanimé après 7 minutes de massages cardiaques.

En plongeant dans ce livre, nous avons l'impression d'être à leur côté. D'être assis là dans ce coin de la chambre du nourrisson, blottis dans un fauteuil sous un plaid et d'assister avec discrétion à cet instant de complicité et tendresse. C'est comme ci ce père nous chuchotait son histoire pour ne pas faire trop de bruit, pour garder cette atmosphère de paix entre Oscar et lui.

Douceur, poésie, tendresse, mais aussi humour se dégagent de ces mots, des mots de François d'Epenoux pour nous conter Les jours areuh. L'auteur allie des moments poétiques et d'autres parfois un peu cyniques, pour cet échange muet entre père et fils. En une petite heure seulement, on ressent les émotions et le bouleversement qu'a provoqué l'arrivée de ce bébé dans la vie de ce père de 50 ans. Il le dit lui-même, fini les grands voyages pour découvrir le monde et place aux voyages organisés où tout est prévu, fini les voitures de sport et place à la voiture familiale, fini les grasses matinées le dimanche et place aux réveils à l'aube pour prendre soin de ce nouveau-né. Mais ce bouleversement, c'est ce père qui espère que son fils profitera pleinement de sa vie future ou encore qu'il apportera une pierre à l'édifice de notre monde. Les jours areuh, ce sont ces quelques semaines qui lient déjà un père à son bébé par un amour puissant, profond et tellement intense.

"C'est d'ailleurs ça, le paradoxe de la paternité tardive. Ce monde aventureux que je ne parcourrai plus le pied léger ni sans entrave, c'est aussi toi qui m'en consoles, tant il se montre chaque jour un peu plus violent et désespérant. Et c'est d'une paume apaisée qu'en caressant ton crâne j'en épouse les contours, la douce rotondité, les forêts primaires, la chaleur soyeuse. Petite tête. Petite terre. Jamais je ne te conseillerai assez de l'explorer au plus vite, notre merveille de planète bleue. Faute de quoi tu arriveras à destination avec le regret de ne pas en avoir assez vu. Le cœur pesant de n'être certes pas encore vieux, mais plus tout à fait jeune. Loin du fondant crémeux qui a constitué le meilleur de ta vie. Ce sera alors presque fini. Pas de deuxième chance. Pas de deuxième tour. je sais de quoi je parle, tant ta vie même, je te l'ai dit, met la mienne en perspective."

En bref, Les jours areuh, c'est durant seulement une centaine de pages, des moments de vie, un partage intense et une bonne dose d'amour paternel. Un petit roman qui fait du bien, fait sourire et se lit rapidement. Avec douceur, drôlerie et affection, François d'Epenoux offre une histoire qui touchera forcément tous les lecteurs, et certainement un peu plus les pères et mères. Le roman offre aussi un épilogue saisissant, surprenant qu'on n'attendait pas et qui nous touchera tout autant que les pages précédentes.

Les jours areuh de François d'Epenoux est disponible aux Éditions Pocket.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
père
naissance
douceur
attente
amour.

vendredi 14 juillet 2017

"Le Cercle des lecteurs Furet du Nord" épisode 4


Un nouveau petit épisode de mes aventures en tant que membre du "Cercle des lecteurs Furet du Nord".

Souvenez-vous, c'est au total quatre livres que j'ai donc retiré dans mon magasin Furet du Nord de référence dans le cadre de cette participation. Quatre livres, comme je vous l'avais précisé, sur lesquels je ne me serais personnellement pas arrêtée. Je les ai tous lus, pour certains avec plus de difficultés que d'autres n'adhérant pas du tout à l'histoire. Mais là était aussi le challenge, sortir aussi un peu de sa zone de confort finalement et sauter à pieds joints dans l'inconnu.

Depuis, le retour sur ces livres a été envoyé. Des retours brefs, au maximum de 500 caractères, devant donner notre ressenti et dire pourquoi, ou non, ce livre était à mettre en avant. Exercice quelque peu périlleux, d'autant plus quand le retour n'est clairement pas sur un ton très emballé.

Sur les quatre titres, en attendant de pouvoir vous en parler plus largement dans des chroniques qui leur seront consacrées à leurs parutions : une très jolie découverte et presque un coup de cœur, un second qui m'a beaucoup plu également et deux qui m'ont donné un peu de fil à retordre pour aller jusqu'aux dernières pages. Comme dirait une célèbre pub "C'est le jeu ma pov' Lucette !".

Je reviendrais dans un dernier petit épisode pour conclure cette aventure ! C'est vraiment intéressant de se plonger dans des livres que d'autres choisissent pour vous, on ne sait pas à quoi s'attendre, une surprise ? Une déception ? La lecture en reste, peu importe le résultat final, très enrichissante.

Pour finir, voici les livres sélectionnés par les librairies Furet du Nord pour cette prochaine Rentrée Littéraire :

mercredi 12 juillet 2017

"Le sauveteur de touristes" d'Eric Lange


Après être viré de son poste de journaliste de terrain, Tom Harlem appelé pour aider une connaissance devient... sauveteur de touristes ! Sa première mission, retrouver une jeune femme Emilie, disparue en Asie lors d'un voyage. Rapidement, Tom plonge dans une véritable enquête qui va l'entraîner à travers le monde et dans le milieu du monde numérique où réalité augmentée et piratage informatique flirtent dangereusement avec notre conscience.

C'est un livre que j'avais totalement oublié dans ma PAL numérique, je vous avoue ! Pourtant, vous vous en êtes surement rendus compte, j'apprécie beaucoup les Éditions Taurnada et ce qu'elles peuvent proposer. L'oubli a été réparé, je me suis plongée dans Le sauveteur de Touristes et Eric Lange m'a fait voyager à travers le monde à une allure vertigineuse.

Dès les premières pages, on comprend que Tom Harlem est un personnage fort, un "baroudeur" qui n'a peur de rien et qui va au bout de ses idées et cela se confirme quand il explose face aux grandes pontes de la chaîne pour laquelle il travaille. Après un léger passage à vide, il ne peut refuser la proposition alléchante qu'une connaissance lui fait pour retrouver une jeune femme, Emilie, disparue en plein voyage. Tom a tout pour ce job : un bagout qui lui permet d'entrer en contact avec n'importe qui, des connaissances à travers le monde pour l'aider, une excellente connaissance de bon nombre de pays et surtout, il ne lâche rien. C'est le début du sauveteur de touristes, celui qui traversera le monde pour retrouver ceux qui s'égarent ou disparaissent mystérieusement.

"Tu as raison, c'est un métier du siècle. La planète est sillonnée par des millions de touristes, il est normal qu'on en perde de temps en temps et il faut bien que quelqu'un s'occupe de les retrouver. Tu es un visionnaire Tom !"

Le premier mot qui me vient à l'esprit pour parler de ce livre, c'est originalité. L'originalité de créer ce sauveteur de touristes, l'originalité d'une intrigue qui mêle le numérique à cette disparition. Le roman est parfaitement bien mené, le personnage est terriblement charismatique, on pourrait même dire "parfait" pour cette nouvelle vocation finalement. On sent que Le sauveteur de touristes, que ce livre, offre une ouverture pour retrouver ensuite d'autres aventures de Tom. 

Le lecteur plonge dans l'histoire et dans l'intrigue sans se rendre compte qu'il tourne les pages les unes après les autres avide de savoir. Malgré parfois quelques longueurs que j'ai ressenties en cours de lecture, l'intrigue devient rapidement tellement surprenante qu'on oublie cela. De Paris à Bangkok, en passant par Tanger ou encore New-York, aux côtés de Tom, nous enquêtons sur ce qui a bien pu se passer pour Emilie sans se douter une seconde de la tournure que va prendre les événements. 

"La conscience est une idée, une abstraction. On ne numérise pas une idée, on ne la transforme pas en informations que l'on pourrait stocker ici ou là. La conscience est immatérielle."

Eric Lange maîtrise parfaitement bien son histoire et son intrigue. L'auteur a une écriture trépidante, rythmée et pertinente. On sent qu'il connaît parfaitement bien les pays et villes dont il nous parle, l'immersion est totale. Il surprend le lecteur quand son intrigue prend une tournure surprenante, à partir de cet instant difficile de relâcher Le sauveteur de touristes. En plus de Tom, nous croisons une multitude de personnages qui apportent chacun leur petit quelque chose à l'histoire. Des personnages marquants et bigarrés venus de tous horizons et qui ont chacun une importance dans le récit. Et puis mine de rien, l'auteur nous fait aussi réfléchir sur l'avenir du numérique, de la réalité augmentée et avouons-le ça fait parfois froid dans le dos.

Glissez Le sauveteur de touristes dans votre valise pour cet été, ajoutez ce livre à ceux que vous devez lire. Eric Lange, comme vous l'avez surement déjà compris, va vous entraîner à travers le monde pour lever le voile sur une disparition inquiétante qui n'a pas finis de vous surprendre. Dépaysement garanti, mais pas que...

Le sauveteur de touristes d'Eric Lange est disponible aux Éditions Taurnada.

Merci aux Editions Taurnada.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
enquête
voyage
mystère
recherche
nouvelle technologie.

mardi 11 juillet 2017

"Rendez-vous à Central Park" de Sarah Morgan


Depuis le divorce de ses parents, Frankie s'est persuadée d'une chose : l'amour, ce n'est pas pour elle. La jeune femme s'est alors construit une vie sans cela, et profite pleinement de sa vie de New-yorkaise entre ses amies, son métier et ses passions pour la botanique et les polars. Même si la jeune femme ne veut pas entendre parler d'amour, elle est bien obligée d'admettre que Matt, son ami et le frère ainé de Paige sa meilleure amie, a tout de l'homme parfait. Alors lorsque cet homme parfait lui propose un rendez-vous, Frankie est bien obligée d'affronter ses peurs, d'oser aller de l'avant et peut-être de tenter de lâcher prise...

Il a quelques mois, je découvrais Sarah Morgan avec son roman Nuit blanche à Manhattan qui avait été un réel coup de cœur, pour rappel la chronique par ici. Après celui-ci, il me tardait de pouvoir découvrir la suite et de retrouver ces trois fidèles amies, Rendez-vous à Central Park a été une lecture tout aussi plaisante et offre cette fois-ci l'histoire de Frankie.

Quel plaisir de retrouver Paige, Eva, Frankie, Matt et Jake ! Alors cette fois-ci, c'est Frankie qui est à l'honneur, cette Frankie que nous avions découverte précédemment, mais qui s'avère être bien secrète et que nous découvrons de plus en plus. C'est une jeune femme qui reste blessée par son enfance, par le divorce de ses parents et qui du coup ne croit pas en l'amour même quand celui-ci semble à portée de main avec celui qu'elle a toujours connu...

"Nos expériences passées conditionnent en partie notre façon d'être aujourd'hui."

Dans ce deuxième tome de la série Coup de foudre à Manhattan, l'accent est donc donné sur une toute autre personnalité. Frankie est une personne véritablement très attachante, autant la jeune femme profite pleinement de chaque instant avec ses amis, autant, elle fuit tout ce qui s'approche de près ou de loin à l'amour. Au fil des pages, nous partageons avec elle bon nombre de questions, d'hésitations aussi quand sa relation avec Matt semble commencer à prendre une toute autre tournure. Clairement, on a envie de la pousser autant que possible vers ce garçon, ce garçon comme elle le pense d'ailleurs a vraiment tout de l'homme parfait, mais on apprécie finalement le fait que tout se fait en douceur et étape après étape. Frankie, finalement, est un peu comme la chenille qui devient papillon au fil des chapitres et on assiste finalement à un véritable lâcher prise de la jeune femme.

"Nos complexes et nos bizarreries font partie de nous aussi. L'important, c'est de ne pas avoir peur de nous montrer tels que nous sommes. C'est ça, l'intimité."

Sarah Morgan réussit une fois de plus à offrir une romance... parfaite ! Parfaite est un bien grand mot, je sais, mais entre la psychologie de ses personnages qui ont chacun leur propre histoire, les sentiments qui naissent et se dévoilent avec pudeur et sincérité, l’atmosphère riche de New-York et Manhattan, l'amitié de ces trois filles qui est toujours aussi forte et puis une histoire d'amour comme on les aime tout est là ! Chaque personnage est aussi un passionné, un passionné de son travail qui est toujours mis en avant, j'apprécie aussi beaucoup cela dans les livres de Sarah Morgan. Rien n'est jamais précipité non plus et tout découle naturellement.

L'écriture de Sarah Morgan est aussi toujours aussi douce, romantique même et plaisante à lire. On retrouve avec plaisir ses fameuses citations parfois totalement décalées au début de chaque chapitre et l'auteure sait manier la douceur, la sensualité, mais aussi l'humour au fil des pages. Les dialogues sont spontanés, maîtrisés et rythment le roman. Avec Rendez-vous à Central Park, le lecteur passe aussi par une multitude d'émotions, on fulmine parfois devant certaines situations, on ne peut s'empêcher d'éclater de rire avec des dialogues parfois cinglants, on s'émeut de l'amour qui se dévoile entre Matt et Frankie et on sourit du début à la fin.

Vous l'avez surement compris, mais Rendez-vous à Central Park est un nouveau coup de cœur ! Sarah Morgan offre vraiment tout ce que j'aime à travers ses romans et ses jolies histoires, le seul petit bémol que je pourrais apporter cette fois-ci, c'est que j'aurais aimé que la relation entre Frankie, Paige et Eva soit tout autant présente que dans le premier tome. Il me tarde maintenant de lire la suite, car cette fois-ci, l'accent sera mis sur la pétillante Eva et quelques pistes nous ont déjà été livrées ici et là dans ce roman-ci. N'attendez plus et n'hésitez pas à découvrir rapidement cette saga de Sarah Morgan !

"Ne jamais essayer de deviner la fin avant d'avoir lu l'intégralité du bouquin."

Rendez-vous à Central Park de Sarah Morgan est disponible aux Éditions Harlequin.

Merci à Netgalley et Harlequin.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
amitié
travail
amour
complicité
lâcher prise.

lundi 10 juillet 2017

La chronique de Lili #2


Lili, en fait, c'est ma sœur, est aussi une grande lectrice et plus particulièrement de thrillers et polars. Je lui ai alors proposé d'avoir une petite chronique de temps en temps pour parler de livres, de ce qu'elle veut même ayant un rapport avec ceux-ci, chose qu'elle s'est empressée d'accepter. Vous aurez donc l'occasion dorénavant de retrouver "La chronique de Lili" et c'est elle qui parlera un coup littérature, bibliothèque, auteurs, salons et j'en passe...

J'ajoute un petit mot avant que Lili entre en scène, un conseil lisez bien sa chronique en entier parce qu'elle a réussi à nous décrocher une jolie petite info... Je dis ça, je dis rien :)



Ça va être compliqué pour moi de faire quelque chose de court sur Olivier Norek. Il y a bientôt trois ans maintenant que j'ai trouvé par hasard Code 93, le premier opus de la "série Coste" pour un voyage à Paris. Je voulais un petit livre d'un auteur français avec bien sûr une histoire de flic. Il m'a simplement fallu un aller/retour Calais-Paris pour le dévorer ! Une fois rentrée, j'ai fait quelques recherches pour savoir qui était ce fameux auteur Olivier Norek. Sans plus attendre, j'achète le second Territoires, et la bim, c'est un véritable coup de foudre littéraire ! À cette période, je faisais partie d'un groupe de lecture sur Facebook et je n'ai pas pu m'empêcher de les "harceler" de retours sur cette lecture et de les inciter à les lire. Dans la foulée de cette découverte livresque, le salon Polar Lens avait lieu quelque temps après et malgré des projets déjà arrêtés, j'arrive à faire changer d'avis LaDoryquilit et direction Lens. Deuxième coup de foudre en le rencontrant pour la première fois... Tout ça pour vous dire, que je mets Olivier Norek au sommet de mes auteurs "coup de cœur". Fan depuis le "début, j'attends bien entendu le prochain avec impatience.


Présentation de l'auteur :

Olivier Norek est lieutenant de police à la Direction Enquête et Recherche du SDPJ93 depuis quinze ans. Code 93, son premier roman, a été largement salué par la critique et a reçu en 2015 le "Prix du public de Saint-Maur en poche". Territoires et Surtensions sont aussi consacrés aux (més)aventures du Capitaine Victor Coste et de son équipe. Surtensions a reçu le "Prix du polar européen" en 2016 du Point ainsi que le "Grand Prix des lectrices Elle". Ses ouvrages sont publiés chez Michel Lafon et en version poche chez Pocket.
Olivier Norek a également participé à la création de l'histoire de la sixième saison de la série Engrenages sur Canal + et est le scénariste du téléfilm Flic tout simplement diffusé sur France 2 à la fin de l'année 2015.

Retour sur ses trois premiers romans :

Code 93
Victor Coste est Capitaine de police du groupe Crime du SDPJ93. Depuis quinze ans, il a choisi de travailler en banlieue et de naviguer au cœur de la violence banalisée et des crimes gratuits. Une série de découvertes étranges, un cadavre qui se réveille, un toxico victime d'auto combustion, l'incitent à penser que son enquête, cette fois-ci, va dépasser le cadre des affaires habituelles du 93. Les lettres anonymes qui lui sont adressées personnellement, vont le guider vers des sphères autrement plus dangereuses...

Territoires
Depuis la dernière enquête du Capitaine Victor Coste et de son équipe, le calme semble être revenu au sein de SDPJ93. Pas pour longtemps hélas ! L'exécution sommaire de trois jeunes caïds va les entraîner sur des pistes inimaginables. Des pains de cocaïne planqués chez des retraités, un chef psychopathe âgé de treize ans ou encore des milices occultes recrutées dans les clubs de boxe financés par la municipalité, et Coste qui se retrouve face à une armée de voyous impitoyables capables de provoquer une véritable révolution. Mais qui sont les responsables de ce carnage qui, bientôt, mettra la ville à feu et à sang. 

Surtensions
Cette sœur acceptera-t-elle le marché risqué qu'on lui propose pour faire évader son frère de la prison la plus dangereuse de France ? De quoi ce père sera-t-il capable pour sauver sa famille des quatre prédateurs qui ont fait irruption dans sa maison et qui comptent y rester ? Comment cinq criminels - un pédophile, un assassin, un ancien légionnaire serbe, un kidnappeur et un braqueur - se retrouvent-ils dans une même histoire et pourquoi Coste fonce-t-il dans ce nid de vipères, mettant en danger ceux qui comptent le plus pour lui ? Des âmes perdues, des meurtres par amour, des flics en anges déchus : la rédemption passe parfois par la vengeance...

Quais du Polar 2016 - Copyright Marion Poidevin tous droits réservés

Interview d'Olivier Norek :

Lili : Victor Coste (mon flic chouchou de tous mes bouquins) est le personnage principal de tes trois premiers livres, a-t-il des points communs avec toi ? Si oui, lesquels ?

Olivier Norek : Alors déjà, ses yeux bleus et ses cheveux poivre et sel... On a quarante ans, on est flic... Et notre manière de mettre toujours au premier plan de nos enquêtes le seul bien de la victime, quitte à se mettre un peu (un tout petit peu) hors la loi... Le reste c'est du roman.
PS : message de Coste : c'est un honneur d'être ton chouchou !

Ton succès augmente de plus en plus, comment gères-tu ça ?

Avec calme et reconnaissance. Un mauvais bouquin et tout s'arrête... Un manque d'inspiration, et c'est la catastrophe... J'ai l'impression d'être sur un fil d'équilibriste et de pouvoir chuter à n'importe quel moment. Je profite donc de tous ces instants de bonheur, un jour après l'autre. De plus, j'écris un bouquin, ok, mais ce sont les lecteurs qui le font vivre, alors la grosse tête, c'est pas pour demain.

Qu'éprouves-tu avant la sortie d'un nouveau livre ?

Une tension comme rarement j'ai connu. Même en opération lorsque j'étais sur le terrain ! Un nouvel univers, de nouveaux personnages... Plairont-ils aux lecteurs ? C'est la sensation d'être à nu, totalement vulnérable, et que seuls les retours des lecteurs réussiront à me remettre une carapace sur le dos, assez de protection et d'assurance pour me plonger dans un nouveau roman, encore et encore... Mouvement perpétuel ou tonneau des Danaïdes ?

Le prochain est programmé pour dans quelques mois, une petite tranche de date de sortie à nous donner ?

Pour Lili La, évidemment ! Un titre : Entre deux Mondes. Une date de sortie : octobre.

Et pour terminer, un petit mot pour tes lecteurs impatients ?

Je vous préviens à l'avance, Coste est resté assis sur la neige... Il se remet, il reprend des forces... Ce nouveau roman sera donc sans lui ni son équipe... Il faudra me faire un peu confiance. Belles lectures à vous et n'oubliez pas, le polar français est un catalogue infini de trésors... Plongez dedans !!! Même un Nicolas Lebel, c'est pas grave...

C'est lundi ! Je lis ça, et vous ?


Pour bien débuter cette nouvelle semaine, le lundi est l'occasion de faire le point sur ses lectures ! Alors rien de bien compliqué, le principe est simple, on parle de sa lecture passée, de sa lecture en cours et de sa lecture à venir.

Je vous dis ce que je lis, et vous faites de même, ok ? :)

J'ai terminé
Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une de Raphaëlle Giordano

Je suis en train de lire
Entre ciel et Lou de Lorraine Fouchet

Je lirai ensuite
L'enfant aux cailloux de Sophie Loubière.

vendredi 7 juillet 2017

"Une ombre chacun" de Carole Llewellyn


Clara, 30 ans, décide de tout quitter lorsque son mari lui demande de lui faire un enfant. La jeune femme rescapée d'un enlèvement durant son enfance, ne peut se résoudre à cela et ne donne alors plus aucun signe de vie.
Seven Smith quant à lui est un ancien Marine. Revenu depuis peu à la vie civile, l'homme ne sait plus trouver sa place et erre sans but. Quand Charle, le mari de Clara, fait appel à lui pour retrouver sa femme, il va alors se plonger totalement dans cette quête.
Mais ces deux personnages, à travers l'Europe, vont partir plutôt chacun à la recherche de vérités sur eux-mêmes et sur le sens de leur vie.

Après avoir vu passer plusieurs fois ce titre et cette couverture sur les réseaux sociaux, j'ai eu envie de découvrir ce que réservait donc Une ombre chacun de Carole Llewellyn, le résumé donnant la possibilité à bon nombre d'histoires, on se plonge donc dans ce roman avec curiosité.

C'est donc l'histoire de deux personnes, Clara et Seven Smith, que nous suivons de manière aléatoire au fil des chapitres. Deux personnes qui ont chacune un lourd passé dont ils ne savent pas se débarrasser. Entre Clara qui a été enlevée plus jeune et Seven Smith qui est un ancien Marine, leur passé n'est pas forcément des plus réjouissant. Ils se cherchent, cherchent leur place dans ce monde d'apparence où le paraître est plus important que tout. L'une fuie volontairement, la recherche que doit faire l'autre est une excuse également pour fuir...

Que dire sur ce roman ? Deux personnages forts, deux histoires qui n'ont rien de commun, deux destins qui finiront bien par se croiser. Une ombre chacun c'est une quête de soi, une fuite de l'autre, la recherche de sa place dans un monde qui ne convient pas également. C'est un roman très contemporain avec des références très nombreuses. Mais, je suis surement passer à côté de ce livre, car je n'ai jamais réussi à m'attacher ni à Clara, ni à Seven Smith. Pourtant, chacun d'eux à une histoire particulière, un passé qui pèse beaucoup dans leur vie, mais ils m'ont presque "laissé de marbre". Je lisais leur histoire sans avoir l'impression d'y prendre part, sans ressentir ni attachement ni émotions. Comme dit plus haut, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre donc ce n'est ni une bonne ni une mauvaise surprise, mais disons que c'est un livre que j'oublierais surement très vite.

J'ai trouvé que l'écriture de Carole Llewellyn est... "aseptisée", je n'ai pas ressenti les événements, la fuite de Clara par exemple m'a semblé être comme un caprice de celle qui veut quitter son beau quartier et sa vie aisée plutôt que son mari. Les émotions ne transparaissent pas, les sentiments restent plats. Certains passages étaient même lourds, longs. Moi qui suis plutôt amatrice en plus des romans dans lesquels alternent plusieurs personnages au fil des chapitres, ici, je ne le retiendrais même pas. En fait, je suis restée totalement spectatrice de ce qui se déroulait au fil des pages.

Pourtant, l'histoire est là, tout est là même pour offrir un roman qui marque l'esprit du lecteur. Mais personnellement, je le redis, je suis certainement complètement passée à côté ! Ce n'était peut-être pas le bon moment pour lire ce roman ou le résumé m'avait peut-être fait imaginer totalement autre chose...

Il ne vous reste plus qu'une chose à faire pour avoir votre propre idée, lire Une ombre chacun de Carole Llewellyn disponible aux Éditions Belfond.
Merci à Netgalley et Belfond.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
fuite
passé
contemporain
vécu
(chercher sa) place.

jeudi 6 juillet 2017

"La femme nue" d'Elena Stancanelli


Quand Davide la quitte après l'avoir trompé, pour Anna tout s'écroule. La jeune femme a du mal a accepter cela, et finit par épier ses moindres faits et gestes. Que ce soit sur Facebook, sur des applications mobiles, sur sa boîte mail, Anna le traque et traque ses moindres échanges avec sa nouvelle conquête. Elle sombre alors dans une spirale infernale, elle ne dort plus, ne mange plus et ne pense qu'à se venger. Une véritable descente aux enfers pour la jeune femme...

À la lecture de sa quatrième de couverture, je me suis dit "ouah, ça donne envie !". Un résumé accrocheur qui nous laissait imaginer une sacrée histoire derrière ce titre de La femme nue. Et puis j'ai lu quelques avis par-ci par-là sur ce livre d'Elena Stancanelli qui me laissaient penser que finalement ce ne serait pas vraiment ce à quoi je m'attendais, et en effet malheureusement...

Anna se livre dans ce roman à la manière d'une lettre qu'elle adresse à son amie Vale. De la rupture avec Davide en passant par toutes les découvertes qu'elle a faites, cette "Chien" qui la remplace et la traque sur les réseaux sociaux, elle raconte tout et justifie chacun de ses moindres actes. Dans La femme nue, c'est en fait l'histoire d'une jeune femme qui ne veut pas admettre que son histoire est terminée, qui ne veut pas laisser partir son ex et qui se complaît à souffrir et ne pas aller de l'avant. Anna est un personnage vraiment complexe, on aurait tendance à la prendre en pitié, mais rapidement, c'est tout l'inverse tellement nous avons du mal à la cerner.

C'est un roman assez déroutant. On suit véritablement la déchéance d'Anna après cette rupture. Mais c'est aussi un roman qui m'a fait ressentir un peu de gêne aussi, dans certaines paroles, certains passages et ce n'est pas vraiment quelque chose que j'apprécie. Le roman est plutôt court, mais il m'a paru terriblement lent. On stagne dans cet état de désarroi, Anna donne vraiment l'impression de ne pas vouloir se relever et toute cette haine qui se dégage dans certains passages...

Certes, Elena Stancanelli aborde une autre facette des ruptures amoureuses, celle qui frôle la folie quasiment. Mais je n'ai pas adhéré à cela, il y a beaucoup d'éléments que j'ai trouvés trop flous comme cette mystérieuse Vale dont on apprend rien au final et le roman gagne vraiment en rythme que dans les ultimes pages.

Je ne m'attendais vraiment pas à ça en ouvrant La femme nue, je dirais que c'est un livre assez particulier et soit on adhère ou on n'adhère pas...

Pour vous faire votre propre avis, La femme nue d'Elena Stancanelli est disponible aux Éditions Stock.
Merci à Netgalley et Stock.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
rupture
rancoeur
animosité
épier
relation.

"Deux zèbres sur la 30è rue" de Marc Michel-Amadry


Alors que ses deux zèbres viennent de mourir, Mahmoud dans son zoo en plein cœur de Gaza décide, pour le plaisir des enfants, de maquiller deux ânes en zèbres. Une idée surréaliste qui croisera la route d'un reporter de guerre qui relaiera l'info à travers le monde. De cette histoire, quatre destins à travers le monde vont en être bousculés et ces drôles de zèbres y seront pour quelque chose...

Que pouvaient bien cacher une couverture si colorée et un titre original comme Deux zèbres sur la 30è rue ? Et bien une petite histoire originale qui prête à sourire...

C'est donc l'histoire de Mahmoud qui grime deux ânes en zèbres pour que la joie des enfants qui visitent son zoo en plein cœur de Gaza. C'est aussi l'histoire de James qui a croisé un jour ces fameux zèbres et qui lui ont permis d'aller de l'avant, ou encore l'histoire de Mathieu qui lit cette histoire dans un journal et décide de s'en servir pour reconquérir sa belle. Deux zèbres qui vont donc permettre à plusieurs personnes de se croiser, de se mêler, de faire des projets et surtout d'aller de l'avant.

C'est une histoire bien originale que propose ce roman ! Le point de départ est même un peu loufoque. Mais ce point de départ va être le début d'une histoire qui fait sourire, qui offre une bonne dose d'optimisme et qui fait dire que le destin est souvent lié à celui d'autres personnes.

À travers Deux zèbres sur la 30è rue, Marc Michel-Amadry met en œuvre le fameux "Effet papillon" qui se déploie de Gaza à Paris en passant par Berlin et New-York. Qui pourrait imaginer que cette idée de Mahmoud va entraîner une nouvelle étape dans la vie de James ? Va aussi donner la possibilité à Mathieu de vouloir reconquérir sa petite amie partie à l'autre bout du monde ? C'est un fait qui déclenche toute une série de belles choses, d'événements qui font du bien et on apprécie !

Roman court qui se lit rapidement, Deux zèbres sur la 30è rue offre une lecture facile et rapide. Ce livre ne marquera pas forcément les esprits, mais fait tout de même passer un bon petit moment de lecture avec cette idée si originale de teindre deux ânes afin d'en faire des zèbres...

Deux zèbres sur la 30è rue de Marc Michel-Amadry est disponible aux Éditions Pocket.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
originalité
monde
rencontres
effet papillon
zoo.


mercredi 5 juillet 2017

Bilan livresque #6 : juin 2017


Bilan livresque du mois de juin !

L'été est là et est ponctué de lectures bien entendu ! Ce mois de juin est passé aussi rapidement que le précédent, et j'ai un peu l'impression de n'avoir pas pu faire tout ce que je voulais. Pas vous ? 

Pour ce mois de juin, j'avoue que le rythme de lecture a baissé. J'ai passé beaucoup de temps sur les livres que j'ai lus dans le cadre du "Cercle des lecteurs Furet du Nord" pour la Rentrée Littéraire prochaine et ça a donc un peu freiné le reste, car je dois avouer que ce n'étaient pas vraiment des lectures que j'ai apprécié plus que cela. Bon après je me dis que je me rattraperais bien pendant les vacances certainement (ou pas d'ailleurs !).

Résultat de juin : 16 livres lus ! Avec cinq titres de la Rentrée Littéraire, dont quatre dont je vous parlerais uniquement à leur sortie, et surtout seulement deux livres sortis de ma PAL aïe aïe... 

Retour sur les livres lus :

- Calais mon amour de Béatrice Huret **
- Un titre de la rentrée littéraire
- Une ombre chacun de Carole Llewellyn **
- Epiée de Michael Robotham
- Un titre de la rentrée littéraire
- Café ! Un garçon s'il vous plait d'Agnès Abécassis **
- Le dernier saut de Jean-Louis Flamenghi et Franck Hériot **
- Rendez-vous à Central Park de Sarah Morgan **
- Le sauveteur de touriste d'Eric Lange **
- Des coeurs lents de Tassadit Imache **
- Un titre de la rentrée littéraire
- Tôt un matin de Virginia Baily **
- Un titre de rentrée littéraire
- Oscar et la dame rose d'Eric-Emmanuel Schmitt **
- On met longtemps à devenir jeune de Christine Jansaux
- Le tueur intime de Claire Favan

Cliquez sur ** pour accéder aux chroniques.

Je retiendrais niveau coup de cœur pour ce mois de juin très peu de titres, et même seulement deux ! Il y a forcément Le tueur intime de Claire Favan que j'ai dévoré et adoré, je me demande vraiment où cette auteure va-t-elle chercher autant d'idées si... dérangeantes ! Il y a aussi Café ! Un garçon s'il vous plaît d'Agnès Abécassis qui m'a fait passer un excellent moment avec des rires francs tout au fil de ma lecture.

J'ai aussi beaucoup apprécié Rendez-vous à Central Park de Sarah Morgan, Oscar et la dame rose d'Eric-Emmanuel Schmitt ou encore Épiée de Michael Robotham. Après, je vous avouerais que le reste a été beaucoup de lectures en demi-teinte qui ne m'ont pas vraiment plu plus que cela, ça arrive :)

Je ne parlerais pas de ma PAL, ou si brièvement, parce qu'entre le fait que je n'ai fait sortir que deux titres de celle-ci, la nouvelle box "Dans ma bulle" et le salon "Saint-Maur en poche" elle a plutôt pris de la hauteur plutôt qu'autre chose ! Mais en juillet, je l'ai décidé, elle doit baisser et il y a tellement de titres qui me font envie que ça va être largement faisable, je le sais (auto-persuasion activée !).

Juin aura aussi été marqué par l'arrivée de la "Chronique de Lili" qui s'invite donc maintenant une fois par mois sur le blog, et puis par ma participation au "Cercle des lecteurs Furet du Nord" dont je vous ai parlé à de nombreuses reprises.

Rendez-vous maintenant le mois prochain pour un nouveau bilan livresque !
En attendant profitez du beau temps pour lire à l'extérieur, 
vous apprécierez vos lectures d'autant plus :)
Et on verra si ma fameuse PAL a réussi à baisser... ou pas !



mardi 4 juillet 2017

La challenge de l'été : faire baisser sa PAL !


Ah l'été, les vacances, la farniente, la chaleur, les découvertes et j'en passe... C'est aussi surtout l'occasion de se faire plaisir !

Alors pour cet été, je ne me préoccupe pas de challenge, pas de défi, enfin si ! Et si on se donnait le défi de faire baisser sa PAL ? C'est une bonne occasion de le faire après tout :)

Alors oui la Rentrée Littéraire approche, mais j'ai décidé, personnellement de ne m'en intéresser que d'un œil cette année. J'y participe grâce au "Cercle des lecteurs Furet du Nord", mais aussi au "Club des Explorateurs de la Rentrée Littéraire" du site lecteurs.com et c'est déjà pas mal, je trouve ! J'ai d'ailleurs déjà lu cinq livres de celle-ci !

Mais comme lecture rime surtout avec plaisir, oui oui, cet été c'est plaisir à gogo et je lis encore plus tout ce que je veux ! Ayant d'ailleurs une PAL faramineuse, je n'ose même plus vraiment y songer, j'ai de quoi faire (pour de nombreuses années même ahaha). Je sais que je ne résisterais pas à lire certaines nouveautés, mais je veux lire avant tout des titres que j'ai depuis longtemps, qui me font terriblement envie et que je veux absolument lire. Le défi est aussi d'éviter de trop en acheter, et donc de me limiter aux titres qui sont uniquement dans ma wishlist.

Alors pour y arriver, je vais donc me plonger dans mes nombreuses bibliothèques et nombreux rangements pour y dénicher certainement de belles et passionnantes pépites. Une idée de ce que j'aimerais lire : les River Falls d'Alexis Aubenque, De tes nouvelles d'Agnès Ledig (j'ai honte de ne pas l'avoir encore lu !), les livres reçus dans ma dernière box "Dans ma bulle", les livres achetés à "Saint-Maur en poche", mais aussi des Lisa Gardner, Autobiographie d'une courgette de Gilles Paris, des Fannie Flagg, des Stephen King, des Ingrid Desjours, Un doux pardon de Lori Nelson Spielman, Mes 100 jours de bonheur de Fausto Brizzi, Une seconde chance de Dani Atkins et tellement d'autres... 

Je baisse donc ma PAL de :
  • 3 livres
  • 5 livres
  • 10 livres
  • 12 livres
  • 15 livres
  • 20 livres et plus


Je viendrais cocher au fur et à mesure cette avancée et vous tiendrais au courant de cela, si j'arrive donc bien à faire baisser ma PAL !

Et vous alors, si vous en profitiez aussi pour faire baisser votre PAL ?
De toute façon, vous la ferez toujours de nouveau augmenter rapidement... :)

Les livres achetés cette année à "Saint-Maur en poche"

lundi 3 juillet 2017

C'est lundi ! Je lis ça, et vous ?


Pour bien débuter cette nouvelle semaine, le lundi est l'occasion de faire le point sur ses lectures ! Alors rien de bien compliqué, le principe est simple, on parle de sa lecture passée, de sa lecture en cours et de sa lecture à venir.

Je vous dis ce que je lis, et vous faites de même, ok ? :)

J'ai terminé
Le tueur intime de Claire Favan

Je suis en train de lire
Le tueur de l'ombre de Claire Favan

Je lirai ensuite
Ma vie (pas si) parfaite de Sophie Kinsella.

dimanche 2 juillet 2017

Retour sur le salon "Saint-Maur en poche 2017"


Vous n'avez pas pu passer à côté ! Le week-end dernier avait lieu le super salon "Saint-Maur en poche 2017" et comme on ne voulait absolument pas louper l'événement après y avoir été l'année dernière sur un coup de tête, cette année, on a remis ça et les 600 kilomètres dans la journée ne nous ont pas faits peur !

Il faut se lever tôt, très tôt même pour prendre la route direction Saint-Maur. Mais après trois heures de route, on sait que le plaisir de revoir et de rencontrer des auteurs qu'on apprécie effacera la fatigue de tous ces kilomètres, et puis nous rien ne nous arrête à vrai dire ! À dix heures, nous étions donc présentes pour l'ouverture de cette deuxième journée de salon. Ma sœur et moi n'avons pas les mêmes goûts en littérature alors c'est chacune son tour pour voir les auteurs et on y est allé au feeling.


Je dois vous avouer que je ne suis point étonnée quand on s'arrête en premier du côté... d'Olivier Norek. Ma sœur étant une grande fan, c'était juste un passage obligé (je vous tairais le nombre de fois que nous l'avons vu en salon ^^) ! Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'à chaque fois, ils ont un chouette échange, je ne peux pas nier le fait que cet auteur sait apprécier et remercier ses premiers lecteurs, on repartira de son stand avec un grand sourire, enfin elle plus que moi quand même parce qu'Olivier lui aura proposé une bien jolie chose...


Avant d'aller rejoindre une rencontre privée avec Franck Thilliez, nous croisons Niko Takian, un auteur que personnellement, je n'ai encore jamais lu (mais un jour, je le lirais oui oui). On file après rejoindre le stand Pocket, nous nous sommes inscrites pour une "rencontre VIP" avec Franck Thilliez, encore un des auteurs favoris de ma chère soeur (rassurez-vous après on file voir mes auteurs !). Un moment très intéressant, très simple en compagnie de cet auteur français que tout le monde connaît et qui à chaque fois pulvérise les files d'attente dans les salons. Je vous mets quelques petites informations glanées lors de cette table ronde d'ailleurs.



  • Pour lui, il faut toujours flirter avec la frontière de la vérité dans un roman, il ne faut pas parachuter la fin au lecteur sans l'avoir avant réellement amené.
  • À propos des thèmes et des idées de ses romans : ça peut venir de paysages comme pour La chambre des morts, ça peut être des défis comme pour Vertige pour lequel il voulait s'essayer au huis clos chose dont il est fan, ou encore partir d'un thème général comme pour Rêver avec le sommeil et les souvenirs. Mais en général, ce sont toujours des thèmes qui le passionnent.
  • À propos de son écriture : il part d'un schéma du livre avec une cartographie de son roman qu'il compare un peu à la cartographie du Tour du France. Il connaît le début, la fin et les étapes, il doit ensuite les lier entre elles sans vraiment savoir à l'avance comment.
  • Les personnages de Sharko et Hennebelle : cela a été tout un cheminement pour les réunir, il savait qu'ils se retrouveraient, mais tout cela s'est fait au fur et à mesure.
  • Le cinéma ? Des scénarios ? : Les droits pour Rêver, Puzzle et Vertige ont été achetés, mais rien n'est encore fait et concret à ce jour.

Ensuite, je vous avouerais que ça été une matinée "j'achète tous les livres que je veux lire depuis longtemps et que je peux faire dédicacer", autant le dire de suite que des achats compulsifs qui ont fait faire un grand bond à ma PAL déjà beaucoup trop importante. On est passé du côté de Bruno Combes pour qu'enfin, je me procure son premier roman Seulement si tu en as envie, on a fait un détour par la très jolie Agnès Abécassis car après avoir lu en numérique Café ! Un garçon s'il vous plaît, il me fallait ce livre dans ma bibliothèque ! Agnès qui est toujours si agréable, c'est un vrai rayon de soleil et qui en plus m'a reconnu (non parce que moi, je n'ai pas ce truc-là pour dire aux auteurs avec qui j'échange souvent sur internet "coucou c'est moi LaDoryquilit !").


Passage ensuite obligé du côté de mon cher... Alexis Aubenque ! Excuse toute trouvée, il y a le petit dernier à acheter, enfin même sans ça, je serais allé le voir, j'avoue. Bon, je vous l'ai déjà dit, mais Alexis est vraiment quelqu'un de tellement naturel et sympathique... à chaque fois, j'ai le big smile quand je le (rererere)vois ! L'occasion de parler, d'échanger, de rire et de décider aussi que la Marion que l'on retrouve dans son dernier roman Retour à River Falls et bien, c'est une référence à moi, oui voilà et toc ! Je n'oublie pas de revenir sur l'histoire de Nimrod et Tracy et là... le drame !!! Il m'apprend que non seulement la suite n'est pas prévue pour dans quelques mois comme il était prévu, mais que surtout, c'est repoussé au troisième trimestre 2018 !! Je ne m'en suis toujours pas remise, ça va être loooooooong...


On passera ensuite du côté de Ivan Calberac pour son roman Venise n'est pas en Italie, Laurence Peyrin pour La drôle de vie de Zelda Zonc, ou encore Lorraine Fouchet pour Entre ciel et Lou. Que des livres que je voulais depuis un moment et surtout que des auteurs tout aussi sympathiques qui aiment échanger avec leurs lecteurs et futurs lecteurs !! On terminera la matinée par Nicolas Lebel, autre passage obligé pour Lili, avec qui on passera un autre bon moment.


Pour le midi, nous avions la chance de participer à un pique-nique organisé par les Éditions Le Livre de Poche en compagnie de leurs auteurs et de toute leur équipe. Un moment très agréable où Gavin's Clemente Ruiz passe nous faire la bise et je m'exclame avec tellement de spontanéité "ohh mais j'ai lu votre roman et j'ai beaucoup aimé !", où on discute avec les éditrices, où je déjeune aux côtés d'Ivan Calberac ou encore face à Aurélie Valognes et Sophie Tal-Men (et oui, je suis assez réservée, mesdames je n'ai pas osé me "mettre en avant" mais quel plaisir !!). Un vrai bon moment qui a été accompagné de nombreux fous rires avec Lili !


La majorité de l'après-midi se passera du côté de Marc Levy, Lili ayant bien voulu accepter qu'on patiente un long moment pour que je fasse dédicacer mon dernier livre. Au moins, on aura bronzé encore un peu ^^ On se baladera encore une heure ou deux dans les allées de "Saint-Maur en poche" s'arrêtant du côté de Sandrone Dazieri aussi et surtout pour profiter pleinement de toute cette atmosphère particulière et de ses allées où lecteurs et auteurs se côtoient avec passion et sourires.


J'ai surement oublié beaucoup de choses, mais ce que je peux dire surtout, c'est que "Saint-Maur en poche" est un des meilleurs salons que j'ai pu faire ! C'est convivial, chaleureux, les lecteurs et auteurs prennent tous autant de plaisir à partager ces moments ensemble et le temps de quelques heures, on est vraiment dans un univers où seule la littérature a sa place. J'espère sincèrement que ce salon perdurera et qu'on aura l'occasion d'y retourner encore et encore... Un grand merci à Gérard Collard, à la Griffe Noire à tous ces passionnés et surtout à tous ces auteurs toujours aussi agréables les uns que les autres. Alors Lili, prête à y retourner, je crois non ?

Je vous mets encore quelques photos pour terminer :

La bonne récolte du jour !

Daniel Cole

Nicolas Lebel


Olivier Bourjeault


Sandrone Dazieri



Amélie Antoine