mercredi 16 août 2017

"La dernière lettre de son amant" de Jojo Moyes


Ellie trouve un jour une lettre d'amour signée d'une seule initiale, une lettre qui sera suivit d'autres et qui lui livrera une correspondance amoureuse. La jeune femme mène alors l'enquête pour retrouver de qui il s'agit, tout en ne pouvant s'empêcher de repenser à sa propre conception de l'amour. Quarante ans plus tôt, dans les années 1960, Jennifer vit dans le luxe sur la Riviera. Depuis son accident de voiture, elle a perdu la mémoire et essaie tant bien que mal de reconstituer sa vie et ses souvenirs. Deux destins, deux femmes, des lettres qui vont les amener à se rencontrer...

Depuis le flot d'émotions que j'ai eu en lisant Avant toi de Jojo Moyes, j'espère secrètement à chaque fois que je lis un de ses romans de ressentir une nouvelle fois cela. On m'avait conseillé à de nombreuses reprises de lire La dernière lettre de son amant et je me suis enfin décidée à le lire. Mais autant l'avouer de suite, point de grandes émotions pour moi et je n'en suis ressortie pas totalement convaincu.

La dernière lettre de son amant, ce sont donc deux histoires, deux histoires d'amour dans deux époques différentes. Celle d'Ellie qui va donc tomber sur cette correspondance et qui en enquêtant dessus va en même temps repenser à sa façon d'aborder et de profiter de l'amour, et celle de Jennifer dans les années 1960 qui est au cœur même de ses lettres. Deux histoires qui se complètent plutôt bien et qui s'alternent dans le roman sans problème.

Je dois avouer que j'ai été totalement charmée par l'histoire de Jennifer, par cette femme qui voit sa vie basculer lorsqu'elle ressort amnésique d'un accident. Toute sa vie change, on découvre cela au fil des pages ne pouvant parfois retenir un soupir de déception pour elle, car on sait nous la vérité sur sa véritable histoire d'amour. Les chapitres alternent des années différentes de l'histoire de Jennifer, je me suis parfois sentie perdue avec cela, on découvre qu'on n'enchaîne pas forcément les mêmes choses sans réelle différence.

Pour l'histoire d'Ellie, même si c'est là tout le point de départ du roman, j'ai été moins emballé. J'ai trouvé cela un peu trop terne, lent même, sûrement du au fait que j'étais tellement attachée à Jennifer que je l'ai moins apprécié.

"La tête entre les mains, elle se met à pleurer. Pour Boot, pour Jennifer, pour les occasions qu'on rate et les vies qu'on sabote. Elle pleure aussi pour elle-même, parce que personne ne l'aimera jamais comme cet homme a aimé Jennifer et parce qu'elle se dit qu'elle est en train de gâcher ce qui aurait pu être une vie agréable bien qu'ordinaire. Elle pleure parce qu'elle est soûle, toute seule dans son appartement, et que l'un des rares avantages à vivre seule, c'est justement de pouvoir pleurer sans retenue quand on en a envie."

Jojo Moyes garde cette écriture qui fait qu'on lit avec beaucoup de plaisir ce roman. Elle réussit à retranscrire avec justesse les émotions, à faire qu'on ne s'ennuie pas un seul instant durant notre lecture et à offrir une fin digne de ce nom. Ses personnages sont toujours totalement maîtrisés, attachants et convaincants. La dernière lettre de son amant, c'est l'amour, l'espoir, les rencontres, mais aussi la chance qui peut toujours survenir là où on ne l'attend pas forcément.

Mais alors pourquoi je n'ai pas été totalement convaincue par La dernière lettre de son amant malgré tout cela ? Et bien, oui, Ellie et Jennifer sont attachantes, oui les émotions sont parfaitement retranscrites, oui l'histoire nous entraîne au fil des pages du début à la fin, mais je suis restée comme spectatrice de tout cela. Je n'ai pas été émue comme je l'espérais et comme dit plus haut, la partie concernant Ellie ne m'a pas charmé autant que l'histoire de Jennifer. Peut-être que la barre a été mis vraiment très haut avec Avant toi, certainement même, mais je suis persuadée que je retrouverais un jour avec Jojo Moyes une histoire toute aussi bouleversante, mais ce n'a pas été le cas cette fois-ci... Je vous encourage néanmoins vivement à découvrir cette auteure si vous ne l'avez encore jamais lu !

Dernière petite chose pour terminer, j'adore la façon dont les chapitres sont introduits à chaque fois avec ces lettres, mots de rupture. J'ai trouvé cela très original, mais aussi très touchant.

"Joyeux anniversaire ! Tu trouveras ton cadeau dans ce paquet, j’espère qu’il te plaira… Je pense à toi aujourd’hui tout particulièrement… parce que j’ai compris que, même si je t’aime, je ne suis pas amoureuse de toi. Je n’ai pas l’impression qu’on soit faits l’un pour l’autre. Quoi qu’il en soit, j’espère vraiment que ton cadeau te plaira et que ton anniversaire sera inoubliable.   Une femme à un homme, par lettre"

La dernière lettre de son amant de Jojo Moyes est disponible aux Éditions Milady.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
correspondance
passé
recherches
amour
secrets.



mardi 15 août 2017

"Ma vie (pas si) parfaite" de Sophie Kinsella


Katie a toujours rêvé de vivre à Londres, de travailler dans cette grande ville et de s'y épanouir. Elle y est enfin ! Mais entre les fins de mois difficiles, la colocation et les deux heures de trajet pour aller travailler tout n'est pas si rose que cela, même si elle persuade tout le monde du contraire. Le jour où elle se fait virer, elle n'a pas d'autres solutions en attendant que de retourner à la campagne. De retour chez son père, un projet fou pour rendre la ferme familial en lieu hype du Royaume-Uni va se concrétiser, tellement hype que ceux qu'elles côtoyaient à Londres risquent bien d'y mettre les pieds...

Cela faisait un long moment que je n'avais pas lu de romans de Sophie Kinsella, après avoir fait une overdose de sa série L'accro du shopping je n'adhérais plus tellement à ce qu'elle faisait. Avec Ma vie (pas si) parfaite j'espérais bien me réconcilier avec l'auteure...

Katie, ou Cat, est notre héroïne du jour à travers Ma vie (pas si) parfaite ! Une jeune femme qui travaille autant que possible pour tenter de grimper les échelons et de vivre la vie parfaite qu'elle laisse croire aux autres. Mais tout n'est pas si simple dans cette si grande ville, et la jeune femme va vite s'en rendre compte. On se délecte de ses péripéties, avouons-le, tout en espérant qu'elle puisse se réaliser pleinement. Jeune femme attachante, on se doute bien qu'elle va avoir quelques obstacles en travers de sa route pour réussir, mais c'est ce qu'on aime dans les romans de Sophie Kinsella.

"Vivre à Londres, c’est comme vivre dans un décor de cinéma, depuis ses ruelles à la Dickens jusqu’à ses hautes tours scintillantes, en passant par ses places secrètes et ses jardins cachés. À Londres, on peut être qui on veut."

J'ai retrouvé avec plaisir l'écriture de Sophie Kinsella, son humour et sa plume pétillante. J'ai tourné les pages de ce livre sans m'en rendre compte, j'ai accompagné Katie de Londres à sa campagne natale avec grand plaisir et je me suis délectée de toutes les petites piques envoyées par l'auteure sur notre société. Sur les apparences parfaites qui nous font rêver, mais qui peuvent cacher bien des secrets, sur les réseaux sociaux sur lesquels chacun embellit sa vie pour masquer la réalité ou encore sur le manque d'attention que l'on porte aux autres pour se centrer sur sa petite personne. Katie c'est un peu moi, c'est un peu nous, Ma vie (pas si) parfaite à travers son histoire légère de prime abord, c'est aussi un constat doux-amer de nos vies actuelles.

"Un jour ma vie va ressembler à ce que je raconte sur les réseaux sociaux. Un jour."

Si peut-être comme moi vous aviez laissé de côté un moment les romans de Sophie Kinsella, il est temps de vous y remettre avec Ma vie (pas si) parfaite. On retrouve les ingrédients de tout bon roman de chick-lit , amour, humour, héroïne attachante, péripéties qui font sourire, voir rire, avec une légère pointe de sériosité qui nous amène à réfléchir sur quelques sujets. L'occasion de passer un très bon moment de lecture, de plonger dans une histoire plaisante et de sourire et rire durant quelques heures sans s'en rendre compte...

Ma vie (pas si) parfaite de Sophie Kinsella est disponible aux Éditions Belfond.

Merci à NetGalley & Belfond.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
rêve
ville
campagne
espoir
amour.

lundi 14 août 2017

C'est lundi ! Je lis ça, et vous ?


Pour bien débuter cette nouvelle semaine, le lundi est l'occasion de faire le point sur ses lectures ! Alors rien de bien compliqué, le principe est simple, on parle de sa lecture passée, de sa lecture en cours et de sa lecture à venir.

Je vous dis ce que je lis, et vous faites de même, ok ? :)

J'ai terminé
L'autre chemin d'Emilie Collins

Je suis en train de lire
Le bonheur n'a pas de rides d'Anne-Gaëlle Huon

Je lirai ensuite
Maybe Someday de Colleen Hoover.

dimanche 13 août 2017

"Le réveil du coeur" de François d'Epenoux


Le Vieux vit dans un petit village reculé de tout, un été durant tout le mois d'août, il accepte de garder son petit-fils Malo sans être vraiment réjoui. Durant un mois le jeune garçon et le grand-père un peu bourru vont alors cohabiter et apprendre à se connaître. Un lien se crée rapidement entre eux, ils vont partager plus de choses qu'ils ne l'imaginaient et vont surtout apprécier plus qu'ils ne pensaient ses semaines à vivre à deux...

C'est un livre que j'ai pioché totalement au hasard dans ma PAL, et dont je ne me souvenais guère. Je me suis alors rendue compte que j'avais lu peu de temps avant un autre roman de François d'Epenoux, Les jours areuh, mais j'ai tout de même décidé de lire Le réveil du cœur après en avoir relu la quatrième de couverture.

Dans ce roman, il y a d'abord l'histoire de Jean et de Leila qui vont alors devenir parent. Jean a une crainte, plusieurs même, d'autant plus que la relation avec son père n'est pas brillante. Et il y a ensuite l'histoire de cet été que partagent le Vieux et Malo. Le réveil du cœur, c'est une histoire de générations, une histoire d'hommes aussi. Il y a le grand-père, le Vieux, le petit-fils Malo et le père Jean. Trois hommes, qui se connaissent, apprennent à s'apprivoiser et partagent plus qu'ils ne le pensent.

Même si c'est un roman sans grand suspens, dont on attend rien de particulier et qui se lit sans grande espérance, ce livre offre une lecture agréable. De part l'histoire de ses trois hommes, et surtout du Vieux et de Malo, que part le ton de l'auteur tout au long de celle-ci. Le Vieux et Malo sont deux générations opposées, quand l'aïeul souhaite montrer et presque prouver à son petit-fils que tout était mieux avant, le petit apporte par petites touches un vent de modernité chez son "grand-paria". Le ton est tantôt caustique, acerbe et tantôt tendre et touchant.

"Jour après jour, je ne me lasse pas de voir évoluer ce garçon. Si l'avenir du monde est à son image, s'il incarne une parcelle de ce que sera l'humanité demain et s'il y a une toute petite chance pour qu'aux quatre coins du monde les Malo soient nombreux, alors il y a lieu d'espérer."

François d'Epenoux livre une histoire de famille, une histoire de générations qui se mêlent et se démêlent. Entre ce qui était mieux avant pour certains, et ce qui est mieux aujourd'hui pour d'autres, finalement, sans grande surprise, chacun y trouve un juste-milieu. L'auteure offre un récit agréable, teinté de beaucoup d'humour et d'une pointe de tendresse.

Si vous espérez un livre qui tient en haleine et offre des rebondissements dont on ne s'attend pas, passez votre chemin. En revanche, si vous voulez simplement, une lecture plaisante, qui prête à sourire et qu'on lit en sachant déjà comment cela risque de finir, tentez ! Le réveil du cœur va vous faire rencontrer trois hommes d'une même famille, qui ont beaucoup à apprendre l'un de l'autre malgré ce qu'ils en pensent, et certains risquent même d'être touchés par leur histoire.

Le réveil du cœur de François d'Epenoux est disponible aux Éditions Pocket.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
parentalité
famille
vacances
enfance
souvenirs.


samedi 12 août 2017

"Poussières d'étoiles" de Priscille Sibley


Matt et Ellie se connaissent depuis leur plus jeune âge et ont partagé une amitié solide avant de partager un amour sincère. Ils sont tout pour être heureux, enfin presque, un enfant manque à l'appel. Et un jour, c'est le drame, Ellie après un grave accident tombe dans un coma irréversible. Matt est dévasté, il sait que sa femme ne désire pas être maintenue en vie artificiellement, mais lorsqu'ils découvrent qu'Ellie est enceinte tout change. Il est alors face à un terrible dilemme : maintenir Ellie en vie pour donner une chance au bébé ? Ou ne pas la maintenir en vie artificiellement comme le souhaitait Ellie ?

C'est un roman que j'avais depuis très longtemps dans ma PAL et que j'avais déjà sorti à de nombreuses reprises sans me plonger dedans. Cette fois-ci, il fallait que je lise enfin Poussières d'étoiles de Priscille Sibley, et j'ai bien fait.

Autant dire les choses de suite, Poussières d'étoiles est un roman bouleversant. Bouleversant par cette tragédie qui arrive à Matt et Ellie, par les décisions qui doivent être prises, et par tous les échecs pour fonder une famille que nous découvrons au fil des pages. Forcément, on s'attache énormément à ce couple, et surtout à Matt pour qui son monde s'écroule. Lorsque Matt fait son choix, c'est une terrible lutte qui l'attend. Une lutte contre sa famille, celle d'Ellie et on admire celui-ci dans la force qu'il met pour tenter de sauver son enfant. Au fil des pages, l'histoire d'Ellie et Matt nous est dévoilée, de leurs débuts jusqu'à aujourd'hui et nous comprenons alors le choix qu'il a fait.

À travers ce roman et cette histoire, Priscille Sibley soulève les questions sur la fin de vie, sur les dernières volontés, sur le fait de maintenir en vie une femme pour sauver l'enfant qu'elle porte. Des thèmes lourds et sensibles, chacun ayant son avis sur la chose, la loi régissant certains éléments avec précision, mais abordés avec beaucoup de délicatesse. L'auteure ne cherche pas à dénoncer, mais plutôt à amener chacun à se poser les bonnes questions et à s'imaginer devoir faire des choix dans une situation comparable.

Priscille Sibley offre avec Poussières d'étoiles un roman bouleversant, touchant, mais aussi un roman avec une magnifique histoire d'amour. L'écriture de l'auteure est douce, sensible, délicate et dégage beaucoup d'émotions. Impossible de rester insensible durant cette lecture. On s'imagine à la place de Matt, on l'accompagne du début à la fin, on vibre d'espoir au fur et à mesure que les jours passent et on dévore ce livre sans s'en rendre compte finalement.

Poussières d'étoiles est un livre que je vous recommande vivement ! L'histoire de Matt et Ellie est portée par le véritable Amour, avec un grand A, et nous touche profondément. Ce drame nous touche beaucoup certes, mais est aussi porté par un magnifique espoir, l'espoir d'offrir une chance à cet enfant, l'espoir que le corps d'Ellie réussisse tout de même à donner la vie. J'ai refermé ce livre profondément émue et je sais que je n'oublierais jamais celui-ci...

"Tu connais cette chanson, "Woodstock"? Elle dit que nous sommes des poussières d'étoiles, et c'est vrai. Nous sommes issus de la poussière d'étoiles. Tout sur cette Terre n'est que cendres."

Poussières d'étoiles de Priscille Sibley est disponible aux Éditions Pocket.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
amour
drame
espoir
enfant
combat.


vendredi 11 août 2017

"L'année du flamant rose" d'Anne de Kinkelin


Ethel, Louise et Caroline sont trois amies qui partagent tout. Toutes trois créatrices, elles travaillent à proximité l'une de l'autre, se voient quotidiennement et sont toutes aussi passionnées. Lorsque Louise ramène un flamant rose empaillé de ses vacances, celui-ci le suit partout et elle l'installe dans son atelier. Ce simple flamant rose va alors changer son regard sur la vie, va l'aider à tenir face à une rupture soudaine et va entraîner plus d'un bouleversement.

L'année du flamant rose d'Anne de Kinkelin est un livre sur lequel je suis tombée par hasard à la médiathèque et auquel je n'ai pas résisté à cause de tout ce joli rose présent sur la couverture.

C'est donc un trio d'amies au centre de cette histoire, trois amies qui semblent unies et qui partagent beaucoup de choses. Ethel, Louise et Caroline ont chacune une vision de l'amour bien différente, mais chacune a pour but de vivre le grand amour à sa manière. En une année, tout va basculer pour chacune d'elle et nous assistons donc à cela.

L'année du flamant rose, c'est une histoire d'amitié avec des hauts et des bas, des histoires d'amour qui finissent pas toujours si bien que ça et c'est surtout l'histoire d'une année riche en changements. Nos trois amies ont chacune leur propre caractère et des attentes bien ciblées, il est plaisant de voir trois personnages proches, mais ayant une personnalité bien marquée qui offrent donc des points de vue différents et surtout sur l'amour. Tandis que l'une rêve du grand amour, l'autre ne veut pas s'attacher tandis que la troisième tente de se relever après une rupture.

À travers son roman Anne de Kinkelin offre une romance sympathique. On se laisse porter au fil des pages, mais sans réelle grande attente pour ma part, je dois avouer. Bien que Caroline soit quelque peu attachante, je n'ai pas eu pendant ma lecture cette réelle envie de l'accompagner dans son aventure et son quotidien, j'ai plus eu de la sympathie pour elle, mais sans plus. L'auteure laisse également pas mal d'éléments sous silence, laissant certes des libertés d'interprétation au lecteur, mais c'est quelque chose qu'on apprécie ou non (et ce n'est pas le cas pour ma part).

L'année du flamant rose est un roman divertissant, court et qui se lit rapidement. C'est une lecture plutôt légère, mais qui ne m'a pas personnellement emballé plus que cela. C'est un de ces romans que je ne retiendrais pas, sinon simplement ce flamant rose empaillé si original qui est l'élément déclencheur, mais aussi finalement un spectateur important de l'histoire.

Si vous voulez découvrir L'année du flamant rose d'Anne de Kinkelin, ce livre est disponible aux Éditions Charleston !

5 mots en bref pour décrire ce livre :
amitié
amour
créations
quotidien
sympathique.

jeudi 10 août 2017

"Mensonge d'une nuit d'été" de Charlotte Marin


Alors qu'elle vient de passer plusieurs mois en Inde, c'est une grande fête qui attend Charlotte pour fêter son retour. L'occasion de revoir tous ses amis et sa famille, mais aussi de croiser Martin son ex qui semble aller pour le mieux. Vexée et quelque peu jalouse, grisée par la fête et l'alcool, Charlotte annonce qu'elle va se marier ! Alors qu'elle compte annoncer que ce n'était qu'un mensonge et un terrible malentendu, elle apprend que pour sa mère malade, c'est l'occasion inespérée de se rétablir elle qui voulait baisser les bras, tandis que ses amis sont déjà à pied d'œuvre pour lui offrir un mariage de rêve. Mais Charlotte est célibataire, alors avec qui va-t-elle donc se marier ?

Mensonge d'une nuit d'été de Charlotte Marin est un livre retrouvé dans ma PAL, un livre que j'ai jugé idéal à sortir pour les vacances et j'ai bien fait.

C'est donc Charlotte, l'héroïne de ce roman ! Une jeune femme qui s'avère être rapidement un peu "fofolle" et d'autant plus après avoir lâché cette annonce. Elle s'enlise dans son mensonge, ne sait comment reconquérir Martin et enchaîne les bévues. Autant le dire de suite : Charlotte c'est ce genre de personnage qui fait rire sans prise de tête !

Mensonge d'une nuit d'été, c'est exactement ça, un livre sans prise de tête qui nous fait beaucoup rire. Le ton est donné dès les premières pages, l'humour sera omniprésent aussi bien à travers les personnages, les péripéties de Charlotte, mais aussi les jeux de mots qui ponctuent ce livre. J'ai rit plus d'une fois, parfois même aux éclats, me demandant bien où toute cette affaire aller mener notre jeune femme.

"J'ai beau tirer la chevillette, la bobinette ne choit pas, mais alors pas du tout ! Martin pose la caisse et essaie de forcer, sans succès. On se regarde, éberlués, puis on se met à gueuler et tambouriner comme des réfugiés politiques à la porte d'une ambassade. Malheureusement, en haut, Shakira est loca, loca, pendant que nous, on est loquet locké."

Charlotte Marin à travers son roman, livre une histoire idéale pour l'été ! Ce petit livre de moins de deux cent pages, offre une histoire plaisante, divertissante dans laquelle nous retrouvons amour, amitié et famille. Pour quelques heures de lecture, c'est beaucoup de légèreté qui attend le lecteur et c'est quelque chose qu'on apprécie pleinement. Même si l'histoire semble déjà vue, même s'il n'y a pas un suspens qui tient en haleine, on se délecte des bévues de notre héroïne et de tous les personnages qui l'entourent.

Alors mariage ou pas ? Charlotte va-t-elle réussir à se sortir de ce piège qui se referme sur elle ? N'hésitez pas à lire Mensonge d'une nuit d'été de Charlotte Marin pour tout savoir et pour passer un vrai moment de détente !

Mensonge d'une nuit d'été de Charlotte Marin est disponible aux Éditions Pocket.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
humour
mensonge
mariage
amour
reconquête.


La chronique de Lili #3


Lili, en fait, c'est ma sœur, est aussi une grande lectrice et plus particulièrement de thrillers et polars. Je lui ai alors proposé d'avoir une petite chronique de temps en temps pour parler de livres, de ce qu'elle veut même ayant un rapport avec ceux-ci, chose qu'elle s'est empressée d'accepter. Depuis quelques mois, vous avez donc l'occasion de retrouver "La chronique de Lili" et c'est elle qui parle un coup littérature, bibliothèque, auteurs, salons et j'en passe...


J'ai pour prédilection les thrillers, polars ou encore romans à suspens, mais pour juillet, j'ai voulu quelque chose de plus léger à lire.

J'ai vu ces livres passé un peu partout et ma curiosité envers tout ce que j'ai lu de positif m'a un peu poussé à m'y intéresser et entamer le tome 1.

De pages en pages, de chapitres en chapitres, je me suis laissée aller dans cette lecture qualifiée "ado", mais qui convient parfaitement à des lecteurs plus âgés. Et il faut avouer que le personnage de Tyler sait faire fondre les cœurs...

Finis le suspens, le mois d'août est consacré à la "trilogie" D.I.M.I.L.Y Did I Mention I Love You d'Estelle Maskame.

Pour conclure, je suis aussi curieuse de voir si leurs aventures vont continuer avec un quatrième livre... C'est bien écrit, frais, estivale et on en devient vite accro !


Tome 1 : Did I Mention I Love You ?
Eden 16 ans vit à Portland avec sa mère. Son père, lui, a refait sa vie à Santa Monica en Californie. Eden va passer l'été dans la famille recomposée de son père et va découvrir qu'elle a trois demi-frères. Le plus âgé, Tyler, est un vrai bad boy. Fascinée par celui-ci, rien ne sera plus comme avant pour Eden...

Tome 2 : Did I Mention I Need You ?
Tome 3 : Did I Mention I Miss You ?
Afin d'éviter de spoiler toute l'histoire du premier (Did I Mention I Love You), je ne vous mets pas les résumés des tomes 2 et 3, ils en disent beaucoup trop :)

Sachez que ces trois livres d'Estelle Maskame sont disponibles aux Éditions Pocket Jeunesse.

mercredi 9 août 2017

- Emilie Collins -

Une nouvelle interview en plein mois d'août ? Hé bien oui, pas de temps mort pour vous faire découvrir des auteurs et des livres qui se doivent d'être lus !

Aujourd'hui, une auteure s'est à son tour prêtée au jeu de ma petite interview et de mes questions à la suite de la lecture d'un de ses romans... Il s'agit d'Emilie Collins !

Copyright Erge

J'ai découvert Emilie Collins avec la parution de son dernier roman Les délices d'Eve. Oui, souvenez-vous, ce roman doux et sucré, qui nous fait saliver aussi bien avec l'histoire d'amour qu'il renferme qu'avec toutes les délicieuses pâtisseries croisées au fil des pages... Si vous l'avez loupé, je vous parlais des Délices d'Eve par ici !

À la suite de quelques échanges, Emilie Collins a bien voulu répondre à mes quelques questions et je vais être tout à fait honnête avec vous, j'ai pris un énorme plaisir à lire ses réponses qui m'ont fait rire, sourire et qui respirent la passion et la joie de vivre (et la pâtisserie !). Je suis sure que vous allez les apprécier autant que moi, alors je vous laisse les découvrir dès à présent...

Bonjour et bienvenue sur LaDoryquilit Emilie, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, merci à LaDoryquilit de m’accueillir ! Oh la la, me présenter ? Exercice difficile ! J’ai trente-huit ans et suis naïve comme une gosse. J’essaye de mon mieux d’élever mes trois petits lutins, et eux me disent que je suis une mère complètement « perchée » (c’est leur mot !). J’adore le Nutella et je me soigne aux plantes et huiles essentielles. Je m’intéresse à tout, mais j’ai arrêté de regarder les informations, car cela me faisait fondre en larmes. Je passe mon temps à lire ou écrire des livres, et adore réfléchir « avec mes mains » en bricolant ou jardinant. En fait, je crois que je me résume à une accumulation de contradictions qui ont pour seul point commun que je me sens à l’aise avec toutes !

Parlez-nous un peu de votre nouveau roman "Les délices d'Eve" paru il y a quelques semaines dans la Collection &moi.

C’est mon bébé ! J’ai pris énormément de plaisir à l’écrire. Quand je l’ai enfin tenu entre mes mains avec cette couverture que j’aime tant, je l’ai relu, et je me suis dit : « mince, c’est moi qui ai écrit ça ? ». En fait, il me donne la même impression que mes lutins. Je l’ai fabriqué et mis au monde, mais il ne m’appartient plus, je ne peux que le regarder prendre son envol et accomplir son chemin du mieux qu’il peut. Zach et Eve ont fait partie de moi pendant plusieurs mois. J’ai dormi avec eux, je les ai consolés, écoutés, poussés dans leurs retranchements. Mais aujourd’hui ils ont quitté le nid, et appartiennent aux lectrices qui les investissent de leurs propres émotions. Je ne peux que les regarder grandir en les accompagnant de mon amour.

"Les délices d'Eve" fait la part belle à la pâtisserie à travers son histoire, pourquoi ce choix ?

Parce que je suis horriblement gourmande ! Sachant que j’ai été diététicienne, mon alimentation est catastrophique, j’illustre parfaitement le proverbe « les cordonniers sont les plus mal chaussés ». Avec cette histoire, je voulais transmettre mon goût pour la pâtisserie, et c’était l’occasion pour moi de m’y fourvoyer sans complexe et sans mauvaise conscience ! Mais la pâtisserie, au-delà du plaisir que l’on prend à la déguster, est un art extrêmement exigeant et difficile. Il demande beaucoup de travail, d’investissement, de rigueur. C’est un métier que l’on ne peut faire qu’avec passion. Et c’est cet aspect-là que je souhaitais montrer également, la passion et le travail. Parce que lorsque l’on entre dans une pâtisserie, ou que l’on voit arriver son dessert au restaurant, ce que l’on savoure, c’est la passion et l’amour du pâtissier pour son travail. Je crois que chaque dessert est un don de soi, un cadeau que l’on offre à celui qui le mange. Et tous ceux qui passent un après-midi en cuisine pour préparer un dessert somptueux à des amis, toute maman qui fabrique un gâteau d’anniversaire pour son enfant sait de quoi je parle. La mère, ou le père, qui prépare quotidiennement le repas familial le sait aussi, et je l’ai appris à mes lutins. Aujourd’hui, quand le plus petit me demande ce que j’ai mis dans le plat, les deux grands lui répondent « Tu sais bien que quand maman cuisine, l’ingrédient principal, c’est l’amour ».

 Votre livre est assez riche, entre la passion qui est vraiment au rendez-vous aussi bien la passion amoureuse ou la passion professionnelle de chacun des personnages ou encore la mise en avant des liens familiaux très forts entre un frère et une sœur. Comment avez-vous fait pour tisser cette histoire autour de tout cela ? 

Pour ce livre, je n’ai pas eu besoin de faire de recherches. J’ai passé un BTS de diététique, et j’ai travaillé dans un hôtel restaurant pendant six ans. Je savais donc de quoi je parlais pour l’avoir vécu : j’ai puisé dans mes émotions. Je connais l’ambiance qui règne dans une cuisine, les gestes techniques, l’esprit d’équipe, la tension du coup de feu. Je le répète parce que c’est important pour moi : ce sont des métiers très exigeants, très durs physiquement et émotionnellement, et avec peu de retours. L’artiste qui sue, cours et souffre dans sa cuisine n’entend pas les exclamations de bonheur qui s’élèvent dans la salle, ils ne voient pas les yeux brillants de ceux qui se régalent de son œuvre. Il faut donc qu’il trouve ses forces dans cette passion pour ce qu’il fait. Et je peux vous dire que quand vous ouvrez la cuisine au petit matin en plein hiver et que ça gèle (il n’y a pas de chauffage en cuisine), ou que vous finissez le service avec les jambes lourdes et le dos brisé, il en faut de la passion pour revenir le lendemain et donner chaque jour le meilleur de vous-même ! La passion, je crois que c’est une façon d’être. Il me paraît difficile d’être passionné au travail, et de tempérament raisonnable et posé dès qu’on pose son tablier ! Alors c’est une nature que l’on apprend à gérer, comme tout autre trait de caractère, avec les forces et les faiblesses que cela apporte. Quant au lien très fort qui unit Sébastien et Eve, il découle à la fois de ce caractère passionné et de l’univers hostile où ils ont grandi. Leur mère n’a pas joué son rôle (contrairement à la mienne, qui est une vraie mère poule aujourd’hui encore !), ils se sont donc refermés sur eux-mêmes pour compenser. Leur lien est ce qui leur a permis de survivre, mais surtout de panser leurs blessures affectives. Parce que tout être vivant a besoin d’amour et de protection. Alors s’il ne le reçoit pas là où il le devrait, il ira le trouver ailleurs. Et ce lien choisi sera d’autant plus fort.
Je suis vraiment désolée, je peux être très bavarde, je vous fais des réponses très longues !!

Vos personnages d'Eve et Zacharie vous ont-ils été inspirés par des personnes "réelles" ou sont ils uniquement sortis de votre imagination ? D'ailleurs, imaginons une seconde que vous devez leur donner un visage pour un film, quels acteurs pour les interpréter ?

Zacharie s’inspire d’un homme que je respecte profondément, le chef Etchebest, Meilleur Ouvrier de France et rugbyman… cela vous rappelle quelque chose ? 😉 Je m’en suis directement inspirée parce que j’admire à la fois le professionnel et l’être humain. C’est un personnage public, il suscite donc forcément des réactions contradictoires. Mais par ce que je sais de son parcours, par le caractère qu’il montre dans ses émissions, et par les échos que j’ai eu de personnes l’ayant vraiment connu, je peux dire qu’il est fidèle à l’image qu’il montre. C’était donc pour moi une façon bien humble et anonyme de lui rendre hommage. Eve… je ne peux pas vous dire. Eve a débarqué dans ma tête sans que je l’aie choisie. Je crois qu’elle était vraiment destinée à Zach. Parce qu’elle est suffisamment forte pour lui tenir tête, et suffisamment douce et vulnérable pour lui apprendre à « arrondir les angles ».

Le Chef Etchebest

Pour les acteurs, wouaaa, quelle question !! C’est comme écrire sa lettre au père Noël !! Je crois que pour son professionnalisme, sa rigueur, son sens du devoir et ses difficultés émotionnelles, je verrais très bien Zach incarné par Alex O’Loughlin, l’acteur qui joue Steve dans le remake de la série Hawaii 5-0. Et vu qu’il est tout simplement à tomber, surtout si vous avez son numéro n’hésitez pas à lui proposer le rôle, je lui donne sans problème ! Mais bien sûr il faudrait qu’on déjeune ensemble pour en parler… Pour Eve, aïe, je ne sais pas. Je vais rarement au cinéma (à part pour des dessins animés !), et je regarde très peu la télé, donc mes références sont plutôt anciennes… Jennifer Garner peut-être ? Mais je ne suis pas convaincue.

Alex O’Loughlin & Jennifer Garner

Parlons un peu plus de vous maintenant Emilie, pour faire le lien avec votre roman "Les délices d'Eve", si vous étiez une pâtisserie laquelle seriez-vous et pourquoi ?

Euh… je peux choisir la farandole des desserts ?? Parce que entre une tarte aux framboises, à la fois croustillante, crémeuse, gorgée de soleil et sucrée avec une pointe d’acidité… ou la crème brûlée, avec sa carapace de sucre caramélisé qu’il suffit de tapoter pour craquer, et la douceur fondante de sa crème… ou le fameux triple chocolat sur lit de biscuit craquant… impossible de choisir ! Comme je le disais, je suis faite de beaucoup de contradictions, alors j’aime les pâtisseries contrastées. Et les framboises… c’est mon enfance et le jardin de mon grand-père avec sa pipe.


Qu'est ce qui vous a donné envie d'écrire ? Et plus particulièrement des romances ? 

Je n’ai pas une très bonne mémoire, mais il paraît que déjà quand j’étais gamine, je me baladais avec dans mes poches des petits carnets où j’écrivais des histoires et créais des personnages. Je crois que rien ne m’a donné envie d’écrire. J’écris parce que c’est en moi, tout comme j’ai les yeux marrons ou les cheveux rebelles. L’écriture s’est endormie plusieurs années, mais depuis qu’elle s’est réveillée, j’ai pris conscience qu’elle fait partie de ce que je suis. Et quand je n’écris pas, c’est que je réfléchis à ce que je vais écrire. Les embryons d’histoires, des répliques de personnages, des décors ou des rencontres occupent constamment une partie de mon esprit. C’est parfois difficile à vivre. D’abord parce que cela veut dire qu’il n’y a aucun moment où je puisse dire « ouf, j’ai fini mon boulot, je me pose avec un apéro ». Parce que autour de la table, il y a encore des ombres de personnages qui trainent. Ensuite parce que ces histoires, quand elles ont assez muri pour arriver à la phase d’écriture, sont parfois plus consistantes que le présent réel. Sauf pour mes lutins, qui eux ont la priorité absolue. Mais il m’arrive d’essayer de plonger mon chéri dans mon histoire en cours d’élaboration, de lui parler de mes personnages comme s’ils étaient réels et que je venais de passer la journée avec eux… et de sentir qu’il est un peu dépassé parce que ça fuse dans tous les sens !! 😉 Alors il m’écoute parce qu’il sait que j’ai besoin de partager ça avec lui, puis il attend patiemment que l’histoire soit écrite pour la lire et me donner son avis.

Je suis venue aux romances un peu par hasard. Ce qui me plaît dans les romances, c’est la liberté qu’elles donnent. D’accord, il y a une trame « officielle » : le fil directeur de l’histoire est une histoire d’amour, et il y a un happy end. Mais je considère cela comme la toile vierge d’un tableau : à l’intérieur de ce cadre, on peut faire absolument ce que l’on veut ! Et c’est cette liberté que j’aime. Je peux donc explorer tous les domaines que je veux, toute la gamme des émotions humaines, adopter le point de vue qui m’inspire, avoir un style différent à chaque histoire… Il n’y a pas de limite. 

Etes-vous vous-même une lectrice de ce genre ? Avez-vous justement des titres à nous recommander peut-être ?

J’en ai lu jeune, j’avais arrêté, et je redécouvre maintenant. Ce qui me plaît justement, c’est cette liberté nouvelle qui souffle sur la romance et dont je viens de parler. Je le trouve notamment beaucoup dans les plumes francophones que j’ai découvertes, comme Julie Huleux, Mikky Sophie ou Céline Mancellon, Lhattie Haniel ou Florence Cochet. Et étant publié chez Emoi, je me suis spontanément rapprochée de Scarlett Cole, dont j’aime beaucoup l’œuvre et qui est une personne adorable. Mais toutes les auteures que j’ai rencontrées, notamment comme vous, au Festival des Romantiques, sont adorables.

Exemple de romans des auteures citées par Emilie Collins

Certains auteurs ont des méthodes d'écriture bien particulières, comme suivre un schéma pré-établi, écrire dans le silence ou un endroit particulier, avez-vous des petits rituels d'écriture ?

J’aimerais !! Mais en fait, avec trois lutins d’âges différents (mes fils ont 4 ans, 8 ans et 13 ans) et ayant donc des rythmes et des besoins variés, il est difficile d’avoir un emploi du temps régulier. Du coup j’ai appris à m’adapter, un peu comme les gens qui travaillent de nuit et sont capables de dormir à n’importe quelle heure ou de faire des siestes éclair pour récupérer. J’écris dès que je peux, j’ai toujours un carnet sur moi. Je peux écrire un quart d’heure au parc, comme quatre heures d’affilée quand ils sont à l’école et que je ne travaille pas. La plupart du temps, l’histoire se construit longtemps dans ma tête, elle m’empêche de dormir, fait les courses avec moi, étend le linge… jusqu’au moment où nous sommes prêtes toutes les deux. Tout est dans ma tête, mais je n’ai jamais de plan établi, je ne sais jamais où chaque phrase va m’entraîner, et parfois un simple mot fait jaillir tout un chapitre nouveau dont je n’avais pas idée. Alors l’écriture peut se faire très rapidement. Le premier jet des Délices d’Eve a été écrit en un mois et demi. Et vient ensuite le temps où il faut se détacher du livre, le laisser reposer, le relire, le soumettre aux beta lectrices, laisser reposer leurs avis, relire… Les fois où les mots coulent à flot, je travaille à l’ordinateur, car je tape plus vite que je n’écris. D’autres moments plus difficiles ou parfois d’une tonalité particulière exigent le papier. Mon seul rituel peut-être, est que j’aime garder le même stylo pour tout un livre. Je le prends au hasard au début, mais après j’ai besoin de le retrouver tout du long. Un peu comme un bâton de marche. 

"Les délices d'Eve" est votre second roman, après "L'autre chemin", de nouveaux projets sont-ils en cours ? 

Oh oui alors !! Je travaille sur une série très particulière, dont le premier tome est en correction. J’espère pouvoir vous en dire plus rapidement ^^ Et vu le succès de Sébastien et les demandes de spinoff que de nombreuses lectrices m’ont transmises… hé bien oui, Sébastien est revenu hanter mes nuits, et son histoire est en train de se construire dans ma tête. Je vous avoue qu’au début, cela m’impressionnait, car il a eu un tel succès, que je me disais qu’il serait impossible de raconter son histoire en étant à la hauteur des espoirs qu’il a fait naître. Mais je crois avoir réussi à me « reconnecter » avec lui, parce qu’il m’a soufflé durant plusieurs nuits blanches ce qu’il voulait vivre, et comment, et avec qui. Donc je lui ai demandé de me laisser dormir pour travailler sur le tome 2 de ma série, et lui ai promis qu’après ce serait son tour ! Vous le connaissez, Sébastien est un homme compréhensif, il a accepté, et depuis je peux à nouveau dormir ! 

Et pour finir Emilie, avez-vous un dernier mot pour vos lecteurs ?

Un mot ? Alors ce sera « merci ». Merci d’accueillir et d’aimer mes personnages, qu’ils ne soient pas seuls et perdus après avoir quitté le nid. Merci de prendre le temps de venir vers moi après vos lectures pour me dire ce que vous avez aimé, ce qui vous a manqué, ce qui vous a fait vibrer, ce que vous auriez voulu avoir en plus… Merci de partager toutes vos émotions et réflexions avec moi. J’essaye de prendre le temps chaque fois de vous répondre, mais si je rate certains posts, j’en suis désolée. Je suis une débutante sur les réseaux sociaux, alors parfois j’ai des loupés. Mais sachez que chaque remarque, chaque impression laisse son empreinte dans mon esprit et fait évoluer mon écriture, et ma façon d’aborder mes histoires. C’est une aide précieuse pour grandir et se renouveler, d’autant que l’écriture est un acte solitaire. Alors… Merci à toutes.

Un très très grand merci Emilie pour vos réponses ! C'est vraiment beaucoup de plaisir de vous lire et d'en savoir plus sur "Les délices d'Eve", mais aussi sur vous. J'ai transmis votre roman à Alex O’Loughlin il doit vous contacter 😉 et j'ai hâte de découvrir ce que vos autres romans vont nous réserver (surtout avec Sébastien !). Je suis sûre que cela va donner envie à bon nombre de lecteurs de vous lire rapidement, en tout cas moi je file dorénavant me plonger dans "L'autre chemin" qui attend dans ma PAL.

Je vous rappelle pour finir que Les délices d'Eve d'Emilie Collins est disponible dans la Collection &moi, tout comme son premier roman L'autre chemin.



lundi 7 août 2017

C'est lundi ! Je lis ça, et vous ?


Pour bien débuter cette nouvelle semaine, le lundi est l'occasion de faire le point sur ses lectures ! Alors rien de bien compliqué, le principe est simple, on parle de sa lecture passée, de sa lecture en cours et de sa lecture à venir.

Je vous dis ce que je lis, et vous faites de même, ok ? :)

J'ai terminé
L'année du flamant rose d'Anne de Kinkelin.

Je suis en train de lire
Rendez-vous avec ma star 1 d'Alexandra Lanoix

Je lirai ensuite
De tes nouvelles d'Agnès Ledig

samedi 5 août 2017

Bilan livresque #7 : juillet 2017


Juillet ! Le mois le plus long pour beaucoup quand celui-ci précède les vacances. Un mois qui a été ponctué par de nombreuses lectures qui m'ont accompagné jusqu'au jour J des congés.

Pour ce mois de juillet, autant le dire de suite j'ai dévoré les livres ! Ca été de longues heures de lecture et de plaisir pour un mois très prolifique ! J'ai surtout pu faire baisser ma PAL, oui oui la faire baisser pour de vrai et pas seulement avec un ou deux livres. Bon on taira le fait que d'autres livres sont venus s'ajouter, mais j'ai sortis des bouquins qui attendaient depuis un long moment et qui m'ont en plus offert des lectures agréables.

Résultat de juillet : 25 livres lus ! Oui 25 c'est fou non ?! Après je sais que j'ai pris du retard dans mes chroniques, je prends tellement de plaisir à lire que le reste je traîne parfois toujours un peu, mais c'est les vacances on va rattraper tout ça ! Et parmi ces 25 livres lus, j'en ai sorti.... 13 de ma PAL et là allez je le dis, je suis plutôt fière de moi.

Retour sur les livres lus :
  • Le tueur de l'ombre de Claire Favan **
  • Passagères d'Isabelle Cousteil
  • Ma vie (pas si) parfaite de Sophie Kinsella
  • La femme nue d'Elena Stancanelli **
  • Deux zèbres sur la 30ème rue de Marc Michel Amadry **
  • Sous l'aile du concombre d'Henri Girard **
  • Les délices d'Eve d'Emilie Collins **
  • Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une de Raphaëlle Giordano
  • L'enfant aux cailloux de Sophie Loubière
  • Les jours areuh de François d'Epenoux **
  • Dix minutes par jour de Chiara Camberale **
  • La dernière lettre de son amant de Jojo Moyes
  • Forbidden de Tabitha Suzuma **
  • Le réveil du coeur de François d'Epenoux
  • Mensonge d'une nuit d'été de Charlotte Marin **
  • Le petit garçon sur la plage de Pierre Demarty
  • Un fantôme américain de Hannah Nordhaus
  • Quand la nuit devient jour de Sophie Jomain **
  • Enfin toi de Molly McAdams **
  • Les aventures d'Edgar Nelson de Franck Driancourt
  • Jules de Didier Van Cauwelaert
  • La librairie de l'île de Gabrielle Zevin **
  • La maison bleu horizon de Jean-Marc Dhainaut
Pour accéder aux chroniques, cliquez sur **

Des lectures nombreuses, mais aussi surtout très diversifiées ! Du thriller, de la romance, du feel good, tout a trouvé sa place.

En coup de cœur, forcément je vais citer Claire Favan avec Le tueur de l'ombre, à partir du moment où je lis un Claire Favan ça finit dans les coups de cœur je l'avoue. À celui-ci s'ajoute aussi Forbidden de Tabitha Suzuma, dont je vous parle très vite car il ne faut pas passer à côté, Quand la nuit devient jour de Sophie Jomain ou encore Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une de Raphaëlle Giordano.

Pour les livres qui ont frôle le coup de cœur et qui sont de trèèès belles lectures il y a Les délices d'Eve d'Emilie Collins, La maison bleu horizon de Jean-Marc Dhainaut, Sous l'aile du concombre d'Henri Girard ou encore Mensonge d'une nuit d'été de Charlotte Marin.

Il y a quelques déceptions avec La femme nue d'Elena Stancanelli que j'ai vraiment trouvé très particulier ou encore La dernière lettre de son amant de Jojo Moyes, je me demande avec cette auteure si un jour je ressentirais autant d'émotions que pour Avant toi !

Pour les romans Le petit garçon sur la plage de Pierre Demarty et Un fantôme américain de Hannah Nordhaus, je les ai lu dans le cadre de ma participation aux "Explo Lecteurs de la Rentrée Littéraire 2017" avec lecteurs.com donc pour ses livres il faudra attendre encore quelques semaines avant que je puisse vous en parler.

Pour ce mois d'août, quelques titres sont déjà prévus, mais une nouvelle fois de plus avec les petites pépites qui se cachent dans ma montagne de livres, je vais m'attaquer à ma PAL pour en sortir d'autres jolies lectures...

En juillet, Lili vous aura aussi de nouveau proposé sa chronique consacrée à Olivier Norek et son interview que vous pouvez retrouver ici, et vous pouvez aussi retrouver l'interview d'Ann Gospel en cliquant de ce côté !

Allez rendez-vous dans un mois pour un nouveau bilan !
Et en attendant, belles lectures ensoleillées :)

jeudi 3 août 2017

"Quand la nuit devient jour" de Sophie Jomain


Camille est une jeune femme de vingt-neuf ans. Depuis son enfance elle est mal dans sa peau, traîne un mal-être qui ne veut pas disparaître, une souffrance qui ne la quitte jamais. Camille souffre d'une dépression et pour elle son quotidien, vivre est un véritable combat. Pour elle, il n'y a qu'une solution, qu'un espoir pour ne plus souffrir et c'est en se rendant en Belgique qu'elle pourra mettre fin à cette souffrance qui la ronge depuis toujours. Le 6 avril 2016, Camille mettra fin à sa vie par euthanasie volontaire assistée.

ENFIN ! Enfin, j'ai lu ce livre qui me tentait depuis des mois et que j'avais acheté il y a peu à un salon où Sophie Jomain était présente. Je n'avais lu que du positif sur Quand la nuit devient jour et après l'avoir refermé, je comprends parfaitement tout ce qui a été dit sur celui-ci et je ne peux qu'approuver.

Nous accompagnons donc Camille dans cette étape de sa vie. Camille cette jeune femme à qui on s'attache dès les premières pages, cette jeune femme qui nous bouleverse et nous émeut par sa souffrance, par sa volonté de partir sereinement et en paix avec ses parents. C'est une histoire difficile que renferment ces pages de Quand la nuit devient jour, heureusement portée par une douceur et une justesse de Sophie Jomain.

"Les maladies incurables sont généralement visibles à la longue, mais la mienne est sournoise. Elle se cache et donne l'illusion de ne pas exister. Elle est pourtant bien là, chaque jour, chaque nuit. Elle court dans mes veines comme un poison et insuffle à mes poumons un air irrespirable."

Même si l'on n'approuve pas cette décision, on la comprend et on soutient donc Camille. On la soutient, on lui tient la main presque au fil des pages et c'est avec émotion que nous partageons ses derniers mois avec elle. Nous la voyons évoluer, grandir même, faire des rencontres qui bouleversent sa vie, profiter et avons toujours ce secret espoir qu'elle y renonce. Les dernières pages sont particulièrement difficiles, je ne sais comment expliquer tout ce que j'ai ressenti à la lecture de celles-ci tellement elles m'ont saisit en plein cœur, et je dois avouer que j'ai refermé Quand la nuit devient jour en larmes.

L'écriture de Sophie Jomain est douce, tendre, parfaitement juste pour aborder ce genre de choses. Il en fallait du courage pour écrire une histoire sur cela, et l'auteure a réussit ! Tout est abordé avec recul, Quand la nuit devient jour ne culpabilise pas, ne montre pas du doigt, mais apporte un certain regard sur la dépression et la maladie que cela est. Du début à la fin, nos émotions se bousculent, on ne reste jamais insensible, et l'auteure réussit à y insérer des pointes d'humour pour alléger l'atmosphère de ce roman.

Ce livre est un vrai coup de coeur. Sophie Jomain a su me toucher profondément par ses mots, cette histoire, sa délicatesse à travers l'histoire de Camille et de sa souffrance. Elle n'a pas cherché à faire larmoyer le lecteur, non loin de là, mais on ne peut retenir son émotion.

Quand la nuit devient jour est un de ces livres qui se doivent d'être lu ! Il doit être lu pour comprendre un peu ce qu'est la dépression, comprendre que non, c'est bien plus que ce qu'on peut imaginer, comprendre pourquoi certains en viennent à vouloir mettre fin à leur vie. Il doit être lu pour comprendre un peu ce qu'est la dépression, comprendre que non, c'est bien plus que ce qu'on peut imaginer, comprendre pourquoi certains en viennent à vouloir mettre fin à leur vie. C'est bien plus qu'une simple histoire, c'est un roman qui marque les esprits ! Précipitez-vous sur ce livre de Sophie Jomain et ne passez vraiment pas à côté.

"Être libre de mourir comme on le souhaite, c’est aussi être libre de vivre comme on l’entend."

Quand la nuit devient jour de Sophie Jomain est disponible aux Éditions Pygmalion.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
dépression
fin de vie
courage
bouleversant
souffrance.

mercredi 2 août 2017

"Forbidden" de Tabitha Suzuma


Maya a seize ans, Lochan lui en a dix-sept. Depuis leur plus jeune âge, ils veillent sur leur frère et leur sœur plus jeunes qu'eux et les adolescents ont ainsi été toujours très liés. Ce lien qui les unit est bien plus fort qu'un simple lien fraternel, car Maya et Lochan sont en fait tombés amoureux. Mais un frère et une sœur ne peuvent pas s'aimer ainsi et cette relation amoureuse ne peut avoir lieu sans risquer des conséquences qui bouleverseront cette famille.

Après avoir vu ce livre passer tant de fois sur les réseaux sociaux, il fallait absolument que je sache ce que réservait donc Forbidden de Tabitha Suzuma. J'avoue que je ne me suis pas attardée sur sa quatrième de couverture, sinon je pense que je ne me serais pas plongée dedans et quelle grave erreur j'aurais fait.

"Comment une chose si condamnable peut-elle être aussi formidable ?"

Il y a donc Maya et Lochan, deux frères et sœurs, mais leur relation, c'est bien plus que cela. Au fil de la lecture difficile de vraiment les considérer comme tels, ils se complètent, se soutiennent et se comprennent, on est face à une relation tellement fusionnelle que ce n'est pas étonnant que l'Amour (avec un grand A oui) s'invite dans l'équation. Leur enfance est plutôt difficile, avec une mère quasiment toujours absente, ce sont eux qui élèvent finalement les deux derniers. Entre le quotidien à la maison et le lycée, ils n'ont finalement pas tellement de temps pour eux. Quand leur amour réciproque éclate alors au grand jour, c'est une difficulté de plus qui s'ajoutent pour eux, un risque en plus pour leur famille, et des questions qui n'en finissent plus.

Il est difficile de trouver les mots justes pour ce livre, difficile de réussir à le définir tant il est particulier. Forbidden, c'est une histoire, une histoire d'amour même qui ne ressemble à aucune autre, une histoire qu'on avoue presque du bout des lèvres apprécier tant dire qu'apprécier un amour entre une sœur et un frère peut paraître bien étrange.

"Il n'y a ni loi ni barrière pour les sentiments. Nous pouvons nous aimer aussi profondément que nous en avons envie. Notre amour, Maya, personne ne pourra jamais nous le prendre."

Ici, nous ne sommes pas face à une relation qui fait rêver, non, mais plutôt face à une relation qu'on souhaiterait faire accepter. Leurs sentiments sont tellement forts, vrais et intenses. Comment vouloir les empêcher de s'aimer librement ? Ça peut paraître étrange de dire ça d'un amour entre un frère et une sœur, je m'en rends compte en l'écrivant, mais je n'ai pas vraiment considéré Lochan et Maya comme cela durant ma lecture.

Au fil de la lecture, on s'attache terriblement à Maya et Lochan, tout comme à Tiffin et Willa. Leur famille est particulière, même s'ils sont plutôt maladroits l'un envers l'autre, on sent qu'ils se soutiennent vraiment. En lisant Forbidden, on ne s'attend pas à être autant happé par les sentiments qui se dégagent à travers les pages. Certes, on ne cesse de se dire "mais ils sont frères et sœur !", mais c'est un amour véritable comme on en croise que rarement.

Tabitha Suzuma à travers son roman offre une histoire inédite, une histoire d'amour qu'on n'aurait jamais imaginé, mais l'auteure l'a fait ! Le plus incroyable, c'est qu'on n'a pas ce sentiment que ce soit malsain, on n'a pas ce blocage auquel on pourrait s'attendre. Au fil des pages, nos sentiments et nos émotions se contredisent sans cesse, mais sincèrement, comment condamner Lochan et Maya de s'aimer ? La plume de Tabitha Suzuma est efficace, captivante, dégage beaucoup d'émotions et est surtout parfaitement juste. On ne peut qu'être bouleversé par cette histoire d'amour impossible, parce qu'on sait que Lochan et Maya ne pourront jamais s'aimer librement, on sait que leur amour est voué à l'échec.

Véritablement happée par cette histoire, je n'ai pas lâché Forbidden avant de l'avoir terminé. J'ai été touchée plus que je ne le pensais en ouvrant ce livre, totalement bouleversée par la fin même et je pense que je n'oublierais pas de sitôt Lochan et Maya.

Je ne peux que vous conseillez de laisser de côté vos à priori ou vos préjugés, et de ne pas hésiter un seul instant à découvrir ce livre qui ne laissera personne indifférent...

Forbidden de Tabitha Suzuma est disponible aux Éditions Milady.
Merci à NetGalley & Milady.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
famille
amour
lien
interdit
secret.

"La Librairie de l'île" de Gabrielle Zevin


Alors qu'A.J. Fikry est dans une mauvaise passe, il a perdu sa femme, sa librairie n'enregistre pas de bons résultats et il s'est fait dérober une édition originale, une surprise l'attend dans sa librairie. Un soir, il y découvre un couffin dans lequel un bébé y repose, une seule lettre l'accompagne lui apprenant qu'il est abandonné. Pour A.J. Fikry, lui qui semble si réticent à propos de tout, son destin est alors chamboulé et il finit par adopter l'enfant. Lui qui exerce le plus beau métier du monde, libraire sur une île, il va alors allier les livres dans chaque étape de sa vie et finalement une seconde chance d'être heureux semble bien lui être accordé...

Ce livre d'abord paru sous le titre L'Histoire épatante de M. Fikry et autres trésors, a attisé ma curiosité lors de sa parution en poche. Comment résister à La librairie de l'île ? À sa couverture qui sent bon l'air marin et qui donne de suite envie de s'y plonger ? On n'y résiste pas tout simplement, et on découvre, comme moi, Gabrielle Zevin.

Nous faisons donc la rencontre d'A.J. Fikry, de premier abord l'homme semble taciturne et un peu bourru, une façon pour lui de se protéger finalement. Ce qu'on ressent de suite, c'est sa véritable passion pour les livres, même s'il a des goûts bien précis et n'est pas vraiment du genre à vouloir en tenter d'autres, A.J. Fikry est un passionné qui défend ses idées et qui n'hésite pas à partager cette passion. Avec l'arrivée de ce bébé, son quotidien est bousculé donc, mais en bien, tellement en bien qu'on suit alors sa nouvelle vie avec beaucoup de plaisir et en souriant.

"– Vous aimez "Moby Dick"? lui demande-t-il ?– Je déteste ce livre. Et je n'emploie pas souvent ce terme-là. Les enseignants le font lire à leurs élèves et les parents s'en réjouissent sous prétexte que leurs marmots découvrent un bouquin de "qualité". Mais on dégoûte les enfants de la lecture en les forçant à lire ça."

La Librairie de l'île est une histoire qui fait du bien. Une histoire qui respire la passion, l'amour et la vie. Pendant près de trois cents pages, nous sommes donc sur cette petite île en compagnie d'A.J. Fikry, mais aussi Maya et Amélia. On partage de bons moments, on a bien envie parfois de pousser A.J. Fikry à se livrer un peu plus rapidement, mais tout vient à point pour notre plus grand plaisir. Le lien qui lie finalement A.J. et Maya (l'enfant abandonné dans sa librairie) est fort, puissant même et nous touche plus d'une fois. 

Ce que j'ai particulièrement aimé dans ce roman, c'est la mise en avant des livres. La passion qu'A.J. Fikry transmet à Maya et les références à de nombreuses œuvres littéraires qui sont particulièrement bien amenées. Beaucoup de romans ayant pour fil rouge la passion des livres m'ont déçu, mais ici, j'ai trouvé cela parfaitement bien exploité. C'est le fil rouge de toute cette histoire et on se plaît à se reconnaître dans certaines situations.

"Parfois les livres attendent le bon moment pour nous trouver."

Gabrielle Zevin à travers La Librairie de l'île offre une histoire qui devrait plaire aux amoureux des livres. Un livre qui fait sourire, qui touche, nous fait même rire parfois avec les touches d'humour qui le ponctuent. Son écriture est douce, posée et amène chaque bouleversement dans la vie d'A.J. Fikry avec beaucoup de justesse. Alors, certes, il ne faut pas s'attendre à un suspens qui tient en haleine, à des rebondissements auxquels on ne s'attendait pas, non loin de là, mais de temps en temps un livre où tout semble linéaire et venir naturellement ça fait du bien aussi. 

La Librairie de l'île est ce genre de livre idéal à lire en vacances, à lire pour se détendre et pour sourire. Gabrielle Zevin aura parfaitement sa place dans votre valise et je ne saurais que de vous conseiller de rencontrer rapidement A.J. Fikry à travers ces pages, à défaut malheureusement de pouvoir le croiser un jour...

"On lit pour se rappeler qu'on n'est pas seul. On lit parce qu'on est seul. On lit, et on n'est plus seul. On n'est pas seul."

La librairie de l'île de Gabrielle Zevin est disponible aux Éditions Pocket.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
communauté
littérature
passion
famille
bonheur.

mardi 1 août 2017

"Enfin toi" de Molly McAdams


À tout juste 20 ans, Grey va enfin épouser son amour de jeunesse, mais quelques jours avant le mariage, son fiancé meurt brutalement. Deux ans plus tard, Grey vit toujours avec les souvenirs de celui-ci, et a du mal à se relever totalement. Elle peut s'appuyer sur sa famille, mais aussi sur Jagger le meilleur ami de son fiancé qui a continué à veiller sur elle. Fraîchement diplômés, les deux jeunes gens retournent dans leur ville natale et continuent à se soutenir mutuellement, jusqu'au jour où Grey découvre les vrais sentiments de Jagger...

C'est un livre que j'avais reçu il y a déjà quelques mois dans une box "Dans ma bulle". En fouillant dans ma PAL, je suis tombée sur sa jolie couverture rose et je n'ai pas hésité à enfin me plonger dans Enfin toi de Molly McAdams.

Enfin toi s'est donc l'histoire de Grey qui se relève petit à petit depuis le terrible drame. La jeune femme est terriblement fragilisée depuis et on sent qu'elle a du mal à aller de l'avant. Jagger est un ami sur qui elle peut compter, qui a lui aussi perdu un être très cher et ils se relèvent donc naturellement ensemble. Grey ne s'est jamais douté un seul instant des vrais sentiments de celui-ci, celui qui pour elle a toujours été un très bon ami et qu'elle n'avait jamais imaginé en amant. Comment d'ailleurs l'imaginer une seule seconde sans penser que c'est une trahison ? C'est là toute la question de cette histoire et tous les doutes de Grey.

"- Je t’aime. J’ai toujours eu le sentiment que tu étais faite pour moi. Je crois que je t’aimais déjà avant de savoir ce que c’est que d’être amoureux.- Non, ce n’est pas possible ! Tu ne peux pas être amoureux de moi ! "

Ce roman, c'est bien plus qu'une simple histoire d'amour, c'est un roman qui montre qu'il faut aller de l'avant. Ça prend du temps de faire son deuil, encore plus dans la situation de Grey, mais quand l'amour frappe à sa porte et qu'on semble être réceptif à cela, il faut réussir à penser enfin à soi et non plus à l'autre qui n'est plus là. C'est réussir à saisir une nouvelle chance, à ouvrir les yeux sur certaines choses et surtout à se dire qu'on a le droit d'être de nouveau heureux.

"J'ignorais ce qui était en train de se passer, mais d'une certaine façon... d'une certaine façon je savais que ma vie toute entière était sur le point de changer."

À travers son livre, Molly McAdams offre au lecteur toute une panoplie d'émotions. La tristesse, la frustration, la colère, la joie et le bonheur se succèdent au fil des pages. Les émotions et sentiments de Grey et Jagger sont vraiment dévoilés, on les palpe presque du bout des doigts tout au long de cette histoire. On sourit, on s'attendrit, on a envie de mettre un coup de pied aux fesses de Grey pour la pousser à se laisser aller, on ferait presque partie de leur groupe d'amis. L'amitié, l'amour et la famille sont au rendez-vous et font d'Enfin toi une douce histoire qu'on apprécie.

Bien plus qu'une simple romance, Enfin toi livre donc une histoire, une vraie histoire avec des rebondissements qu'on n'attendait pas forcément, mais surtout des rebondissements qui tiennent la route du début à la fin. Pas de grandiloquence, non, tout est simple mais parfaitement juste. On s'attache aux personnages, principaux tout comme secondaires, on s'imagine l'environnement et on se laisse porter par Grey et Jagger sans s'en rendre compte. Le romantisme est aussi présent dans chacune des pages, tout comme l'authenticité des sentiments de chacun.

Je ne peux que vous conseiller de découvrir Enfin toi, il vous fera sourire, vous touchera même peut-être un peu. Car derrière cette histoire d'amour, se cache un deuil à surmonter, une leçon de vie qui montre qu'il faut réussir à toujours aller de l'avant et que le bonheur peut se (re)trouver bien plus près qu'on ne le croit...

"Comme à chaque fois que nous nous rapprochions physiquement et que nous étions interrompus, elle semblait subitement découvrir la situation sous un jour nouveau et se renfermait dans sa coquille, redevenant prisonnière de son passé."

Enfin toi de Molly McAdams est disponible aux Éditions Harlequin.

5 mots en bref pour décrire ce livre :
drame
jeunesse
vie
amour
se relever.